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Dix islamistes, dont un chef, tués en Algérie cette semaine (officiel)

01/09/2012 06:23 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

Neuf membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont un chef, d'un camp de combattants et un autre islamiste ont été tués dans la semaine à proximité de la Kabylie (nord-est), selon un communiqué du ministère de la Défense cité samedi par la presse.

Le groupe a été tué, à l'extrême sud de la préfecture de Boumerdès, à l'est d'Alger, et le combattant dans un village de la même zone proche de Bordj-Menaïel, selon le communiqué citant des sources sécuritaires.

La première opération a neutralisé une unité de la phalange Zemmouri, du nom de son "émir" (chef) Boubeker Zemmouri, 29 ans, qui fait partie des hommes abattus, et d'un village dont il était originaire, selon le communiqué. L'armée a ensuite engagé jeudi matin une opération offensive, selon la même source.

Les militaires algériens ont saisi des armes et des panneaux solaires utilisés par cette unité d'El-Arkam, brigade la plus active d'Aqmi dans le centre de l'Algérie, selon les mêmes sources.

L'armée algérienne, selon ce texte, avait localisé mercredi "un groupe terroriste composé de neufs criminels au niveau de Béni Amrane (préfecture de Boumerdès)", indique le ministère.

Dans un premier temps, elle "a mis hors d'état de nuire un terroriste et blessé un autre et procédé au bouclage de la zone où s'était réfugié le reste des terroristes pour engager dans la matinée du jeudi 30 août (...) une opération offensive", dit encore le communiqué.

Selon le quotidien el Watan, citant des témoins, l'armée aurait aussi été informée par des villageois de la présence de ces hommes, dans un ravin au pieds des monts de Djerrah.

Le quotidien Le Soir d'Algérie a indiqué qu'El-Arkam avait organisé et fait exécuter entre 2007 et 2008 une dizaines d'attentats kamikazes.

Il y a une dizaine de jours, les autorités avaient annoncé l'arrestation de trois islamistes armés, dont le chef de la "commission juridique" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) Necib Tayeb, dit Abderrahmane Abou Ishak Essoufi, un très proche de l'émir national Abdelmalek Droukdel, dans le sud de l'Algérie.

Quatre jours plus tard, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe islamiste armé présent au nord du Mali, avait menacé Alger de représailles si elle ne les libérait pas, mais Alger n'a jamais réagi officiellement.

Cette dernière opération porte à une quarantaine le nombre d'islamistes rattachés à Droukdel tués depuis le début de l'année, indiquent les journaux.

De plus, les nombreux incendies dans les maquis et les très importantes chutes de neige cet hiver dans cette région du nord-est de l'Algérie ont poussé ces islamistes à fuir la zone facilitant la tâche des forces de sécurité.

Le président de la cellule d'assistance judiciaire pour l'application de la charte de la paix et la réconciliation nationale, Me Merouane Azzi, avait indiqué il y a un mois, selon el Watan, que 25 islamistes armés avaient déposé les armes durant le premier semestre de l'année.

Les journaux s'interrogeaient samedi sur le nombre d'islamistes armés toujours actifs en Algérie, alors qu'ils avaient été évalués en 2009 à 300.

bmk/sw

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