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Des visiteurs du parc de Yosemite pourraient avoir été exposés à un virus mortel

01/09/2012 11:13 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

FRESNO, États-Unis - Jusqu'à 10 000 personnes ayant séjourné entre juin et août dans certaines tentes du parc national de Yosemite, en Californie, pourraient avoir été exposés à un virus mortel véhiculé par des rongeurs, a annoncé la direction du parc.

Des lettres et courriels ont été envoyés au cours de la semaine à quelque 3000 personnes ayant réservé un séjour entre le 10 juin et le 24 août dans des tentes "Signature Series" de l'aire de camping "Curry Village" du parc national, a précisé vendredi un porte-parole, Scott Gediman. D'après les estimations, 10 000 visiteurs y ont séjourné, les personnes ayant réservé ainsi que 7000 personnes qui les accompagnaient. Tous sont invités à prendre immédiatement contact avec un médecin en cas d'apparition de symptômes anormaux.

D'après les services de santé publique de Californie, six personnes au total ont contracté à Yosemite, au cours du mois de juin, le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) à Yosemite et deux personnes en sont mortes. D'autres cas suspects n'ont pas encore été confirmés, selon le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

L'hantavirus est transmis par les souris sylvestres et d'autres rongeurs sauvages d'Amérique du Nord, comme les rats-cotonniers. Le virus est présent dans l'urine, la salive ou les excréments des rongeurs infectés. Une personne peut contracter le virus en inhalant des gouttelettes de salive et d'urine en suspension dans l'air, ou des poussières d'excréments de rongeurs contaminés.

Maladie rare mais grave, le SPH ne se transmet pas d'un humain à un autre. Les premiers symptômes de la maladie se manifestent de une à six semaines après l'exposition, avec un délai moyen de deux à trois semaines. Ils ressemblent à ceux de la grippe, avec de la fièvre, des frissons, vomissements, douleurs musculaires et fatigue extrême. La maladie peut ensuite évoluer rapidement vers des défaillances respiratoires graves, susceptibles d'entraîner la mort.

Le taux de mortalité moyen de la maladie identifiée en 1993 est de 36 pour cent, selon les CDC. Il n'existe pas de vaccin ni de traitement spécifique, mais un dépistage et l'administration de soins précoces à l'hôpital peuvent contribuer à la guérison. Des médicaments contre la fièvre et la douleur peuvent être prescrits, avec une oxygénothérapie.

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