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Wemotaci: une entente de principe est conclue entre Québec et les Attikameks

31/08/2012 10:22 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Une entente de principe est intervenue, la nuit dernière, entre les négociateurs attikameks et du gouvernement du Québec concernant la cogestion et la protection du territoire.

L'entente de principe concerne les territoires des nations de Manawan, dans la partie nord de la région de Lanaudière, d'Opitciwan à 300 kilomètres à l'ouest de Roberval et de Wemotaci, sur les bords de la rivière Saint-Maurice.

Durant plusieurs jours à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet, il y avait eu blocus forestier, des Attikameks empêchant la libre circulation des camions transportant du bois sur le territoire. Le 10 juillet, le blocus avait été suspendu pour permettre aux négociations d'avoir cours dans un climat plus serein.

En entrevue vendredi, le chef de la bande d'Opitciwan, Christian Awashish, a souligné que l'entente de principe portait bien sur le contenu, pas seulement sur le cadre de négociation. L'entente porte sur la cogestion du territoire, son développement, l'exploitation forestière et la protection du territoire, a-t-il précisé

«On peut considérer ça, cette entente-là, comme une entente politique. Il n'y a pas de concession de droits de la nation attikamek à ce niveau. Bref, c'est vraiment une entente politique, qui est une étape quand même importante dans l'établissement d'une nouvelle relation de nation à nation entre Québec et la nation attikamek», a commenté le chef Awashish.

L'entente de principe parle de «cogestion paritaire», ce qui constitue un progrès, souligne-t-il. «Souvent, dans le passé, on faisait seulement l'objet de consultations; on n'avait pas vraiment un mot à dire sur les différentes interventions qui étaient faites sur le territoire. Maintenant, avec cet acquis, il y a une position paritaire dans la planification et les décisions de développement sur le territoire.»

Il ne crie toutefois pas victoire trop vite, certains éléments cruciaux comme le versement de redevances devant encore faire l'objet de négociations jusqu'en juillet 2013.

«Il y a des éléments qui sont comme une victoire: on parle de cogestion, on parle de protection du territoire. Il y a des éléments sur lesquels on va pouvoir intervenir et pour lesquels on sera considéré dans certaines zones, afin de se protéger de l'exploitation forestière. Sans nécessairement se prononcer satisfaits, il y a des éléments, des enjeux incontournables, notamment en ce qui a trait aux redevances, qui sont reportés à plus tard», a souligné le chef Awashish.

L'entente de principe devra être soumise aux membres des communautés visées avant que les chefs de bande puissent la signer, a-t-il noté.

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