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Washington presse la Syrie de confirmer détenir un reporter américain

31/08/2012 05:10 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont exhorté vendredi les autorités syriennes à confirmer qu'elles détiennent bien un journaliste américain indépendant qui a disparu depuis deux semaines dans ce pays.

Ce reporter-photographe pigiste de 31 ans, Austin Tice, est entre les mains des forces du régime du président Bachar Bachar al-Assad, avaient annoncé jeudi ses deux derniers employeurs, le Washington Post et le groupe de presse McClatchy, qui édite des journaux américains comme le Miami Herald.

"Nous avons vu ces informations affirmant que M. Tice est détenu par les Syriens. Le gouvernement syrien doit toutefois le confirmer auprès de notre puissance protectrice", la République tchèque, qui représente les intérêts consulaires des Etats-Unis en Syrie, a dit à l'AFP le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell.

"Nous pressons le gouvernement syrien de répondre le plus tôt possible à la (requête) diplomatique des Tchèques", a martelé M. Ventrell, exprimant son "inquiétude pour la sécurité et le bien-être" du journaliste.

Selon le Washington Post, qui citait des sources diplomatiques, M. Tice est à Daraya, une banlieue de Damas, théâtre de violents combats entre les rebelles et l'armée.

Ancien soldat de la Marine en Afghanistan et en Irak, M. Tice est arrivé en mai en Syrie, entré depuis la Turquie, mais sans visa, une pratique courante chez les journalistes couvrant le conflit, a précisé le Washington Post. Après avoir voyagé avec des rebelles, il a rallié Damas en août.

La Syrie accorde peu de visas de presse, mais nombre de reporters entrent quand même dans le pays.

"Nous exhortons toutes les parties (régime et rébellion, Ndlr) à assurer la sécurité des journalistes en Syrie", a répété le département d'Etat.

"La Syrie est l'un des endroits les plus dangereux pour les journalistes aujourd'hui", a estimé Reporters sans frontières, précisant que dix reporters avaient été tués depuis le début de la révolte en mars 2011 et que 30 étaient détenus.

Deux journalistes, un Palestinien et un Turc travaillant pour Al-Hurra, une télévision en arabe financée par les Etats-Unis, n'ont pas donné de nouvelles depuis le 20 août à Alep et sont retenus par l'armée syrienne.

nr/mdm

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