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UEFA - Platini ferme sur le fair-play financier, "PSG ou PSG"

31/08/2012 06:31 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

"Nous ne reviendrons jamais en arrière, PSG ou pas PSG": Michel Platini, président de l'UEFA, s'est montré ferme vendredi sur le fair-play financier, rappelant implicitement à l'ordre les clubs qui dépensent plus qu'ils ne gagnent et risquent gros à partir de 2014-15.

Le fair-play financier (FPF) a pour but d'éviter que la majorité des clubs européens --le Bayern Munich qui fait des bénéfices est un contre-exemple-- ne creusent leurs déficits abyssaux (1,7 milliard d'euros de pertes en 2011 pour les clubs européens).

Mais le Paris SG des Qataris, richissime, n'échappe pas à la règle: au nom de l'équité, un autre volet du FPF, ses revenus doivent couvrir ses dépenses.

Sur les trois dernières périodes de transferts (été 2011, hiver 2012, été 2012), le Paris SG a dépensé environ 260 millions d'euros ! Et ce n'est pas le ventes du maillots d'Ibrahimovic ou les recettes guichets du Parc des Princes qui pourront faire apparaître ce fameux équilibre budgétaire que l'UEFA recherchera bientôt dans les livres de comptes des clubs.

"Nous ne reviendrons jamais en arrière, PSG ou pas PSG", a martelé M. Platini lors d'une rencontre avec la presse à Monaco. Les premières sanctions pourraient tomber à partir de 2014-15, avec un panel large allant du simple avertissement jusqu'à l'exclusion, par exemple, de l'épreuve reine des clubs en Europe, la Ligue des champions.

Or, après huit ans d'absence en C1, le PSG y revient cette année (groupe A avec le Dinamo Zagreb, le Dynamo Kiev et Porto). "J'ai parlé avec tous les grands patrons des clubs en Europe, j'ai même parlé avec les patrons de Manchester City à Abou Dhabi, et tout le monde veut le respecter, ce fair-play financier, mais certains montrent qu'ils ne le veulent pas", a d'abord réagi le patron du foot européen à l'évocation des achats frénétiques du club parisien.

"Le nom que vous avez cité en fait peut-être partie (de ceux qui ne le respectent pas, parlant du PSG, qu'il finira par citer nommément à d'autres moments, ndlr)", glissait-il encore.

"Celui qui ne respectera pas le fair-play financier aura des problèmes, que ce soit un club français, anglais, géorgien, tout le monde sait où on va", a encore martelé l'ancien capitaine des Bleus.

"Au PSG, ils savent tout ça, au début du projet, parmi les représentants des clubs à travailler sur la question, il y avait Philippe Boindrieux (ancien directeur général du PSG, toujours au club) et Jean-Claude Blanc (alors dans la direction de la Juventus et aujourd'hui directeur général du... PSG)", rappelle Platini.

Le PSG peut-il s'attendre au pire à l'avenir ? "C'est à eux, dirigeants du PSG, de se montrer créatifs, la philosophie n'est pas d'assassiner les clubs mais de les aider", a souligné Platini.

Le Qatar pourrait-il s'en tirer par le biais d'une société satellite qui deviendrait un sponsor maillot généreux ? "Construire un nouveau stade par exemple", rébondit plutôt Platini. Car le FPF est plus souple pour les clubs qui investissent dans les infrastructures en propre.

"Avant, quand les clubs italiens achetaient des joueurs, le fair-play financier, ça ne les intéressait pas en Italie, maintenant les clubs français achètent en Italie (Ibrahimovic et Thiago Silva, notamment, passant de l'AC Milan au PSG) alors les Italiens sont intéressés, et maintenant en France ils n'en parlent plus, ça ne les intéresse plus le fair-play financier", a ironisé, Platini, ancien joueur de la Juventus, en conclusion.

pgr/jgu

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