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Soudan: des rebelles disent avoir détruit un camp de l'armée au Kordofan-Sud

31/08/2012 09:03 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Les rebelles du Kordofan-Sud, dans le sud du Soudan, ont annoncé vendredi avoir détruit un camp de l'armée soudanaise et tué quatre soldats dans la ville de Rachad, une zone déjà théâtre de combats la semaine dernière.

L'attaque, qui a eu lieu mercredi à 03H00 du matin dans le camp de Migreh, a fait quatre morts parmi les soldats et poussé de nombreux autres à fuir, selon un communiqué de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes).

Le porte-parole de l'armée soudanaise n'était pas joignable dans l'immédiat, mais l'armée et les rebelles avaient déjà fait état la semaine dernière de combats dans la zone de Rachad, dans le nord-est du Kordofan-Sud, chacun assurant avoir fait des dizaines de morts dans le camp adverse.

Les rebelles ont précisé que l'attaque du camp de Migreh était intervenue en représailles après que les troupes de Khartoum ont pillé et incendié un village. L'armée assure pour sa part que ces attaques sont le fait des rebelles qui cherchent à terroriser les habitants.

Il n'était pas possible de vérifier ces informations de source indépendante, les autorités limitant fortement l'accès à cette région située le long de la nouvelle frontière avec le Soudan du Sud et théâtre de combats entre armée et rebelles depuis la partition à l'été 2011.

Le SPLM-N a tenu la semaine dernière une réunion de coordination au cours de laquelle ses dirigeants se sont accordés pour une plus grande coordination avec l'opposition politique à Khartoum et avec les rebelles du Darfour (ouest du Soudan) pour renverser le gouvernement, selon le porte-parole du mouvement, Arnu Ngutulu Lodi.

Selon des chiffres gouvernementaux, plus de 8.700 personnes ont fui les récents combats dans la zone de Rachad. Ces nouveaux déplacés s'ajoutent aux 650.000 personnes touchées par les combats au Kordofan-Sud et au Nil Bleu, une autre région frontalière.

Le gouvernement a signé le 5 août un accord avec l'ONU, l'Union africaine et la Ligue arabe, pour permettre l'accès humanitaire au Kordofan-Sud et au Nil Bleu, mais aucune aide n'a encore été distribuée.

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