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Ruée des investisseurs américains sur les Îles Caïmans en 2011

31/08/2012 05:17 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Les investisseurs américains se sont rués sur les titres financiers des Îles Caïmans en 2011 au détriment de ceux d'autres pays comme la France, le Brésil, l'Allemagne ou l'Inde, selon un rapport publié vendredi par le département du Trésor des Etats-Unis.

Leur portefeuille en titres de cette possession britannique des Antilles a augmenté de 94% par rapport à 2010 pour atteindre 709 milliards de dollars, selon les chiffres du Trésor.

Les Îles Caïmans ont ainsi été propulsées de la 5e à la 3e place du classement (encore provisoire) du ministère répertoriant les pays où les investisseurs américains détiennent le plus de titres.

Leur progression s'est faite aux dépens de la France, passée de la 4e à la 6e place, et du Japon (4e), qui a perdu une place.

Le Royaume-Uni reste le choix préféré des investisseurs américains, dont le portefeuille total en titre britanniques atteignait 989 milliards de dollars fin 2011 (-1%), devant le Canada (763 milliards, +59%).

Leur portefeuille en titres français (306 milliards de dollars) a fondu de 16%.

La France est le pays où la baisse des investissements américains a été la plus forte en valeur absolue (60 milliards).

Elle n'est pas le seul pays à avoir fait les frais de forts désinvestissements américains en 2011. Ceux-ci ont aussi touché la Suisse, 7e du classement, avec une baisse de 11%, l'Allemagne (8e, -11%), le Brésil (10e, -17%), la Chine hors Hong Kong (18e, -25%), Taïwan (20e, -24%) ou encore l'Inde (26e, -35%).

L'ensemble des investissements américains en titres financiers étrangers a progressé en 2011 de 1% par rapport à 2010 pour atteindre 6.841 milliards de dollars.

Les Îles Caïmans ne sont pas considérées comme des paradis fiscaux par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le G20. Elles sont néanmoins deuxièmes, derrière la Suisse, au classement 2011 du secret financier établi par l'organisation non gouvernementale Tax Justice Network ("Réseau pour la justice fiscale").

La Grande-Bretagne est membre du G20 et de l'OCDE.

mj/jt

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