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Quel message les électeurs du 450 envoient-ils?

31/08/2012 10:30 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Un texte de Bruno Maltais

En dépit de certains enjeux communs liés à la croissance démographique, aux transports, à l'étalement urbain et aux services de proximité, peu d'enjeux propres aux circonscriptions de la couronne de Montréal ont été abordés au cours de la campagne électorale.

Pourtant, selon les derniers sondages, des luttes à deux ou à trois se joueront sur les rives de la métropole, un territoire où les électeurs font des choix considérablement différents d'une élection à l'autre. Ce fut notamment le cas en 2007, lorsque l'Action démocratique du Québec a remporté 16 de ses 41 sièges dans des circonscriptions du 450.

De Sainte-Adèle à Saint-Hyacinthe, en passant par Laval et Longueuil, les électeurs interrogés abordent peu ou prou les enjeux régionaux. Jeudi, dans un centre commercial de Saint-Hyacinthe, aucune des dizaines de personnes rencontrées et interrogées sur les priorités n'a nommé un candidat de la circonscription ou un de ses engagements. Bien que les candidats locaux parlent de l'importance de la rénovation de l'urgence de l'hôpital Honoré-Mercier, de projets d'infrastructures dans le secteur agroalimentaire et de la prolongation du train de banlieue de Mont-Saint-Hilaire jusqu'à Saint-Hyacinthe, les électeurs reviennent continuellement sur les droits de scolarité, l'accès à un médecin de famille ou la corruption, les thèmes martelés par les chefs depuis le début et avant même le déclenchement de la campagne électorale.

« Les trois principaux partis ne veulent pas se mouiller et répètent les mêmes vieilles histoires », déplore Roger Brodeur. « J'ai voté pour Québec solidaire parce que je pense qu'ils doivent avoir une plus grande présence à l'Assemblée nationale », ajoute-t-il. « On peut tous répéter les mêmes promesses, mais encore faut-il les tenir », dit pour sa part Pierre Esquilat, qui entend « voter pour le moins pire ».

Le vote stratégique, évoqué par certains électeurs, soulève par ailleurs la question du mode de scrutin. « Mieux vaut perdre une partie de la représentation locale à l'Assemblée nationale et avoir des députés qui représentent vraiment nos valeurs », soutient Marie Chamberland. Selon elle, bien des enjeux locaux - notamment ceux touchant l'agriculture - dépassent la circonscription, et un élu pourrait donc représenter un plus grand territoire pour laisser des sièges à des députés élus selon un mode de scrutin proportionnel.

bruno.maltais@radio-canada.ca

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