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Obama, face aux militaires, rejette l'idée d'un déclin des Etats-Unis

31/08/2012 04:00 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Le président Barack Obama a rejeté vendredi l'idée que l'influence des Etats-Unis dans le monde soit en déclin, allusion aux reproches de ses adversaires républicains, face à des milliers de militaires dans une base du Texas (sud).

M. Obama, qui prononçait à Fort Bliss un discours à l'occasion du second anniversaire de l'annonce de la fin des opérations de combat américaines en Irak, a aussi évoqué le désengagement en cours des soldats de son pays en Afghanistan, où le transfert de responsabilités aux forces locales doit avoir lieu d'ici à la fin 2014.

"Ne vous y trompez pas, terminer ces guerres de façon responsable nous met plus en sécurité et rend notre armée encore plus forte. Et mettre fin à ces guerres nous permet de faire autre chose, rétablir le leadership américain", a ajouté le président.

"Si vous entendez quiconque essayer de dire que les Etats-Unis sont en déclin ou que notre influence s'est réduite, ne le croyez pas, car voici la vérité. Nos alliances n'ont jamais été aussi solides", a ajouté M. Obama, répliquant ainsi, sans le nommer, à Mitt Romney, son adversaire à la présidentielle du 6 novembre prochain.

Lors de son discours d'investiture jeudi soir au dernier jour de la convention de son parti à Tampa (Floride, sud-est), M. Romney a notamment accusé M. Obama d'avoir "lâché" la Pologne et "laissé tomber Israël".

La veille, les conservateurs ont consacré une partie de leurs discours à rejeter le bilan de politique étrangère de M. Obama. L'ancienne secrétaire d'Etat de George W. Bush, Condoleezza Rice, a affirmé que la faiblesse de l'Amérique menaçait de "faire du monde un endroit plus dangereux".

"Nous sommes à l'avant-garde de la défense de la liberté, dont en Libye", a encore affirmé M. Obama vendredi. "Dans le monde entier, il existe une attitude nouvelle vis-à-vis des Etats-Unis", a-t-il assuré.

Dans un discours au ton très patriotique et parfois martial, M. Obama a aussi implicitement rejeté qu'il ait adopté une attitude d'angélisme, en affirmant que "dans un monde de graves dangers, je n'hésiterai jamais à utiliser la force pour défendre les Etats-Unis ou nos intérêts".

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