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Nicolas Girard évoque un référendum d'initiative populaire sur le mode de scrutin

31/08/2012 06:15 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf

Le candidat péquiste dans Gouin, Nicolas Girard, estime que les citoyens pourraient « exiger » un référendum d'initiative populaire (RIP) sur la réforme du mode du scrutin.

Alors qu'il participait, jeudi, à une rencontre entre les candidats de la circonscription et une centaine de citoyens, dans Rosemont, le député sortant a fourni cette réponse à un électeur qui demandait aux candidats ce qu'ils pensaient de la représentation proportionnelle.

Dans sa plateforme, le Parti québécois (PQ) propose la tenue de RIP à la demande d'au moins 15 % des électeurs, soit environ 850 000 personnes, qui signeraient un registre en ce sens.

Interrogé par Radio-Canada à l'issue de la séance, sur le fait que les citoyens pourraient exiger une telle consultation, le député sortant a mis un certain bémol. « La population peut, par le biais d'une consultation, l'exiger, mais en bout de ligne, c'est l'Assemblée nationale » qui décide, comme dans le cas des pétitions, a-t-il dit.

« Je pense que ce serait une bonne façon de se sortir de ce débat sur le mode de scrutin, car chacun des partis politiques a des positions différentes », a-t-il ajouté.

« On parle quand même de 850 000 personnes qui se déplacent, qui signent un registre dans toutes les régions du Québec et qui pourraient mettre de la pression sur un gouvernement pour tenir une consultation sur le mode de scrutin », a-t-il soutenu.

Québec solidaire appuie pour sa part la proportionnelle, tout comme Option nationale, une position que ne partagent pas le Parti libéral (PLQ), le PQ et la Coalition avenir Québec (CAQ).

Les RIP, munition pour la CAQ

La chef du Parti québécois a déjà dû justifier sa position par rapport aux RIP. Lors du duel du réseau TVA opposant Pauline Marois et le chef de la CAQ, François Legault, la semaine dernière, celui-ci a pourfendu les référendums d'initiative populaire proposés par le PQ. Il avait alors accusé son ancienne collègue de laisser aux « purs et durs » le choix de la date d'un référendum, affirmant qu'elle précipiterait les Québécois « dans le ravin avec les caribous! »

Le lendemain, Pauline Marois a assuré qu'elle contrôlait le calendrier référendaire, ajoutant que les RIP étaient consultatifs et que l'Assemblée nationale avait « toujours le dernier mot ».

Il s'agissait d'une volte-face par rapport à la position qu'elle défendait l'hiver dernier. Elle soutenait alors qu'un registre recueillant la signature de 15 % des électeurs rendrait un référendum d'initiative populaire exécutoire.

Au lendemain du duel, le député péquiste Bernard Drainville, l'instigateur des RIP, a pour sa part évoqué le « prix politique énorme », si le gouvernement décidait de faire fi d'une telle pression, qui serait « extrêmement forte ».

Pour me joindre :

sophie-helene.lebeuf@radio-canada.ca

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