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Merkel demande à Netanyahu de ne pas attaquer l'Iran (presse)

31/08/2012 05:50 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes et de laisser une chance aux sanctions et à la diplomatie, rapporte vendredi le quotidien Haaretz.

Selon le journal israélien, qui cite un responsable israélien ayant requis l'anonymat, Mme Merkel a pris l'initiave de l'appel il y a dix jours à la suite de la vague de spéculations dans les médias sur l'imminence d'une frappe préventive israélienne contre l'Iran.

La chancelière allemande a "tenté de lui faire passer un message clair sur son opposition à une opération militaire israélienne", selon le quotidien.

Un porte-parole de M. Netanyahu a refusé de faire "tout commentaire" sur les informations publiées dans le Haaretz.

"Merkel a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences d'une telle attaque, pas seulement pour la stabilité du Moyen-Orient mais aussi pour celle de l'Union européenne. Elle a souligné que les sévères sanctions économiques contre l'Iran rendaient les choses très difficiles pour le gouvernement iranien, que les sanctions devaient être durcies et qu'on devait leur laisser le temps de produire leurs effets", peut-on lire dans le quotidien.

L'article de Haaretz a souligné le caractère exceptionnel de cette conversation téléphonique alors que M. Netanyahu et Mme Merkel, en froid sur le dossier de la colonisation et des Palestiniens, n'avaient pratiquement pas été en contact au cours des deux derniers mois qui ont précédé cet appel.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran a toujours formellement démenti.

Malgré les sanctions internationales, l'Iran a doublé ses capacités de production d'uranium enrichi sur son site souterrain de Fordo, selon un rapport diffusé jeudi de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui accuse aussi le pays d'entraver son travail à Parchin.

dms/sb

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