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L'économie canadienne a cru de 1,8 pour cent au deuxième trimestre

31/08/2012 08:43 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'économie canadienne a affiché une croissance de 1,8 pour cent au deuxième trimestre par rapport à l'an dernier, les entreprises ayant haussé leurs investissements dans l'équipement et augmenté de façon substantielle l'importance de leurs stocks.

Le rythme de la croissance s'est avéré légèrement supérieur à celui anticipé par les économistes, et presque conforme à la projection de 1,9 pour cent de la Banque du Canada.

Mais c'est toutefois la troisième fois en autant de trimestres que la croissance économique du pays se situe en deçà de la barre des deux pour cent.

«L'économie canadienne a légèrement mieux fait que prévu au deuxième trimestre, mais un rythme semblable ne constitue rien d'exceptionnel», a écrit Douglas Porter, économiste en chef adjoint chez BMO Marchés des capitaux, dans une note à ses clients.

«La croissance économique est essentiellement conforme à celle des États-Unis et elle croît toujours en deçà de son potentiel.»

Selon Statistique Canada, les investissements des entreprises expliquent principalement comment l'économie a pu rester à flot d'avril à juin — un peu comme s'il s'agissait d'une réponse aux récents reproches de la Banque du Canada et du gouvernement fédéral à l'endroit des entreprises qui restent assises sur leurs réserves d'argent.

Les investissements dans les usines et l'équipement ont affiché leur croissance la plus rapide en un an, avec une progression de 2,3 pour cent par rapport au trimestre précédent, a précisé l'agence gouvernementale. Les achats d'équipement de transport et de machines industrielles ont été particulièrement robustes.

En outre, les stocks des entreprises non agricoles ont entre avril et juin. Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 15,2 milliards $ au deuxième trimestre, soit 7 milliards $ de plus que pendant les trois premiers mois de l'année.

Mais la demande pour les exportations a ralenti et les importations ont crû de façon importante, ce qui a limité la croissance d'ensemble.

En juin, le produit intérieur brut a crû de 0,2 pour cent par rapport au mois de mai, propulsé par la production minière, pétrolière et gazière. La production a diminué dans les secteurs du commerce de gros et de détail, ainsi que dans celui de la fabrication.

La stagnation de la croissance économique a convaincu Ottawa d'émettre un avertissement vendredi.

Le ministère des Finances a vu son déficit budgétaire diminuer au cours des trois premiers mois de l'exercice financier 2012-2013, mais il a prévenu que les perspectives fiscales pourraient encore se détériorer.

Dans sa Revue financière mensuelle, le ministère a indiqué que le déficit du premier trimestre s'était établi à deux milliards — soit moins de la moitié de celui de 4,2 milliards $ affiché pour la même période l'an dernier.

Selon le ministère, ces premiers résultats sont conformes à son plan visant à réduire le déficit de 2012-2013 à 21,1 milliards $.

Mais la faiblesse de l'économie pourrait aussi représenter un risque croissant pour la situation fiscale.

Pour le trimestre d'avril à juin, les revenus du gouvernement fédéral ont progressé de 4,7 pour cent grâce à la hausse des rentrées d'impôt sur le revenu et à celle des cotisations d'assurance-emploi, tandis que les dépenses ont crû moins rapidement.

Pour le seul mois de juin, le déficit s'est chiffré à 1,1 milliard $, contre un déficit de 2,3 milliards $ en juin 2011.

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