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La campagne tire à sa fin et pour certains chefs, c'est déjà l'heure du bilan

31/08/2012 12:43 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La campagne tire à sa fin et pour certains chefs, c'est déjà l'heure du bilan. Pour d'autres, le rythme s'accroît puisque la majorité semble un objectif de plus en plus difficile à atteindre.

Après avoir martelé toute la semaine l'urgence d'obtenir cette précieuse majorité, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a affirmé vendredi qu'elle garderait la porte ouverte à toute collaboration, notamment avec Québec solidaire.

La chef péquiste a répété que minoritaire, son option souverainiste subirait nécessairement un recul.

«Nous serions attaqués de toutes parts par deux partis fédéralistes», a lâché Pauline Marois.

Mais en Outaouais, où la priorité référendaire est moins populaire, la chef souverainiste a assuré que sa formation poursuit aussi d'autres priorités. Elle a mentionné que dans les premiers jours d'un mandat, elle contactera le premier ministre Stephen Harper pour lui présenter ses revendications, mais elle n'entend pas le faire dans un esprit de confrontation.

«Je vais adopter une attitude de respect», a-t-elle précisé.

Elle arriverait avec sa liste: le rapatriement des pouvoirs en matière d'assurance-emploi, de langue, de culture et de communication. Mais elle est restée vague sur le délai qu'elle donnerait au premier ministre conservateur pour accéder à ses revendications.

Affichant une mine de vainqueur, François Legault s'est dit fin prêt à gouverner le Québec, avec «efficacité, performance, résultats». À une dame, en marge d'un de ses points de presse de la journée, il a même affirmé qu'il sentait venir une vague de la Coalition avenir Québec.

Qualifiant libéraux et péquistes de vieux partis, le chef de la CAQ s'est dit convaincu de la volonté de changement de la population. Selon lui, ce sentiment ne saurait être comblé que par une équipe aux couleurs de l'arc-en-ciel.

«On est là pour faire des changements et nous allons les faire. Les vieux partis ne veulent pas faire ça. Il reste quatre jours, encore du travail à faire, il n'y a rien de joué», a-t-il indiqué.

Puis, ciblant plus précisément le chef libéral, François Legault a dit vouloir lutter contre le cynisme à l'égard de la classe politique.

«Je pense que M. Charest a beaucoup nui à la crédibilité de la classe politique au Québec», a-t-il affirmé.

Mais les fanfaronnades de François Legault n'impressionnent plus Jean Charest qui n'a maintenant qu'une seule cible dans sa mire: sa rivale du PQ.

«Avec nous, on va s'occuper d'emploi et d'économie. Nous allons faire en sorte que chacun puisse se réaliser, mais de grâce, le Québec ne prendra pas le risque de faire déraper l'économie pour l'obsession de Pauline Marois», a tranché Jean Charest.

Ce 31e jour de campagne a aussi marqué, pour le chef d'Option nationale, l'heure du bilan. Jean-Martin Aussant assure que quoi qu'il arrive le 4 septembre son parti est là pour rester et a refusé de fixer un objectif de pourcentage du vote à atteindre.

Quant à Québec solidaire, Françoise David estime que le Parti québécois n'a pas le monopole de la souveraineté, mais à titre de parti féministe, elle serait prête à saluer l'élection d'une première femme première ministre le soir de l'élection.

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