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GP de Belgique - D'Ambrosio ou le difficile métier de 3e pilote

31/08/2012 08:18 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Le Belge Jérôme D'Ambrosio, 3e pilote chez Lotus-Renault, vit avec philosophie son retour dans l'ombre après une saison comme titulaire chez Virgin, et espère retrouver un baquet en 2013 "pour revivre le rêve de disputer le GP de Belgique".

Les supporteurs belges auraient aimé voir "leur" pilote effectuer les essais libres du vendredi. Las, les bonnes performances de la Lotus ont poussé le patron de l'écurie, Eric Boullier, à logiquement privilégier les pilotes titulaires, le Français Romain Grosjean et le Finlandais Kimi Raikkonen.

L'écurie vit une saison faste. D'une 5e place finale au classement général des constructeurs visée en début de saison, l'équipe aspire maintenant à terminer la saison sur le podium.

"Lotus occupe actuellement la 3e place du classement derrière Red Bull et McLaren. Nous sommes à un petit point de l'écurie britannique et devançons Ferrari. Cela a bien entendu changé la donne me concernant", reconnaît D'Ambrosio.

"Si je ne roule pas à Francorchamps, c'est le fruit d'une décision collégiale. On ne me l'a pas imposée. Si j'avais été moi-même directeur d'usine, j'aurais pris la même décision", explique le pilote obligé de ronger son frein sans avoir la certitude d'encore rouler en essais cette saison.

"C'est frustrant, surtout après avoir disputé une saison comme titulaire, mais c'est comme ça. Mais je ne me sens pas inutile: je prends part à un très important travail en usine, peu visible mais nécessaire", raconte encore D'Ambrosio.

Le Belge, âgé de 26 ans, s'accroche dans l'espoir de retrouver une place sur la grille en 2013.

"Mon contrat d'un an avec Lotus vient à échéance à la fin de cette saison. Il existe des pistes pour l'an prochain et il est certain que mon travail de 3e pilote au sein d'une telle écurie n'a pu qu'augmenter ma crédibilité", tente-t-il de positiver.

Pour l'heure, il n'y a pas de plan B, style DTM ou endurance.

"En 2011, je me suis rendu compte que la F1, c'est vraiment le sommet du sport automobile. Quand on y a goûté, on n'a qu'une envie, y revenir. La F1 est une discipline très différente des autres catégories où l'on doit apprendre à gérer beaucoup de paramètres en même temps", explique D'Ambrosio qui estime "apprendre encore, chaque jour".

"Il y a le travail avec une équipe de 500 personnes, l'observation d'un champion du monde, Kimi Raikkonen. J'assiste à tous les briefings, je discute avec les ingénieurs, je passe à l'usine".

Maintenant que le Grand Prix de Belgique est assuré de rester au calendrier jusqu'en 2015 au moins, le Wallon est plus motivé que jamais à revivre au moins une fois l'épreuve spadoise.

"Oui, c'est le plus beau circuit du monde. Beaucoup de pilotes le disent. En 2011, j'ai adoré. Cela me donne encore plus envie de travailler pour revivre quelque chose d'aussi intense", note celui qui oeuvre aussi comme consultant pour la télévision belge RTBF.

bnl/jgu

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