NOUVELLES

Elections au Québec: les indépendantistes semblent assurés de l'emporter (sondage)

31/08/2012 09:25 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Les Québécois semblent résolus à remettre les indépendantistes au pouvoir lors du vote à venir du 4 septembre, selon un sondage publié vendredi, tandis que l'incertitude demeure sur l'issue du duel pour la seconde place.

Le Parti Québécois de Pauline Marois, qui deviendrait donc la première femme Premier ministre dans l'histoire du Québec, est toujours crédité de 32% d'intentions de vote, un niveau suffisant pour former un gouvernement minoritaire mais ne garantissant pas une majorité parlementaire dans le système électoral uninominal à un tour.

Selon le sondage de l'institut Crop réalisé du 27 au 29 août auprès de 1.002 personnes pour le quotidien La Presse, la Coalition Avenir Québec (CAQ, centre droit) de François Legault arrive deuxième avec 28%, mais elle est suivie de près par les libéraux (PLQ) du Premier ministre sortant Jean Charest, à 26%.

Cette enquête montre peu de changements par rapport aux chiffres recueillis trois jours plus tôt, qui avaient révélé que la CAQ dépassait le PLQ et avait donc potentiellement une chance de former l'opposition officielle au lendemain du scrutin législatif, reléguant les libéraux à la troisième place.

M. Charest a pour la première fois admis la possibilité de voir les indépendantistes l'emporter dans une interview accordée à La Presse.

"Le 4 septembre, il y a deux possibilités: un gouvernement libéral ou un gouvernement péquiste" (du PQ), a-t-il dit, avant d'en tirer argument pour appeler les électeurs fédéralistes attirés par la CAQ à revenir vers les libéraux pour barrer la route aux indépendantistes.

En fait, si la perspective de l'indépendance est au coeur de l'identité du Parti Québécois, un référendum sur cette question n'est pas pour demain car il serait suicidaire. Selon le même sondage, à peine 28% des Québécois seraient prêts à voter aujourd'hui pour la sécession du reste du Canada et le mouvement indépendantiste ne peut se permettre un troisième échec après ceux des référendums de 1980 et 1985.

via/jl/sam

PLUS:afp