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Des milliers d'Ethiopiens veillent Meles, bougie et parapluies en main

31/08/2012 12:52 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Des milliers d'Ethiopiens se sont réunis vendredi soir pour veiller, bougies et parapluies en main, l'ancien Premier ministre Meles Zenawi, avant des funérailles nationales dimanche.

Malgré la pluie parfois battante, la foule a convergé dès la fin d'après-midi et pour la deuxième soirée consécutive au coeur de la capitale éthiopienne, sur la place Meskel, d'où partira dimanche le cortège funèbre et où ont été érigés des portraits géants du dirigeant.

Meles, décédé selon le gouvernement le 20 août, apparaît tantôt montrant du doigt la direction à suivre à son peuple, tantôt offrant un dernier salut de la main.

Nombre d'Ethiopiens, venus rendre hommage à celui qui régnait sur leur pays depuis 1991, portaient des T-shirts flanqués du portrait du dirigeant, et de légendes à sa gloire. "Tu es ma fierté", "Il est peut-être mort, mais sa vision ne mourra jamais", pouvait-on lire.

"Notre Premier ministre a énormément contribué à la paix, au développement, à la prospérité, à l'éducation, à la sécurité alimentaire, au changement climatique," a énuméré Kibrom Negash, un archéologue, en référence notamment au rôle d'ambassadeur des pays africains pour le changement climatique qu'a joué Meles au cours de la précédente décennie.

Le jeune homme, âgé de 25 ans, dit ne pas comprendre les détracteurs du Premier ministre qui l'accusaient de violations flagrantes des droits de l'Homme. "Meles (...) s'est battu pour la liberté et les droits de l'Homme", a-t-il estimé, rappelant les "discriminations" sous l'ère de son prédécesseur Mengistu.

Vendredi soir, Zebenay Shegena, employée au bureau de communication d'un quartier d'Addis, Yeka, est aussi venue veiller un homme qui, selon elle, a beaucoup fait pour les femmes éthiopiennes, qui maintenant "peuvent exprimer librement leurs sentiments".

La veillée de vendredi était en priorité réservée aux "travailleurs", "employés gouvernementaux" et "du secteur privé", a-t-elle expliqué. Celle de jeudi était d'abord pour "les femmes".

Vendredi dans la journée, au palais national où le cercueil de Meles, recouvert du drapeau éthiopien, est exposé depuis une dizaine de jours, les Ethiopiens ont encore afflué par centaines, souvent en pleurs, parfois en sanglots.

aud/bb/jb

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