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Au moins 25 obus syriens s'abattent sur un village chrétien libanais (responsables)

31/08/2012 08:03 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Au moins 25 obus tirés par les troupes syriennes se sont abattus vendredi à l'aube sur un village chrétien libanais à la frontière nord, faisant un blessé et des dégâts matériels, ont affirmé des responsables dans la zone.

Les 25 obus se sont abattus sur le village frontalier de Minjez, dans la région du Akkar, entre jeudi à minuit et jusqu'à 01H30 (22H30 GMT), a affirmé à l'AFP Toni Antonios, un élu local de la localité chrétienne, précisant qu'une maison a été touchée et que des dégâts étaient à déplorer.

Selon un responsable des services de sécurité, un membre de ces services a été blessé par les éclats d'un obus dans la zone.

"Nous sommes la cible depuis des mois de balles perdues et de tirs d'obus, il y a des familles déplacées qui n'osent plus rentrer chez elles, c'est inadmissible", s'insurge M. Antonios.

"S'ils (l'armée syrienne) veulent pourchasser les hommes armés, qu'ils le fassent chez eux, pas sur notre territoire", lance-t-il, niant la présence de rebelles syriens dans le village.

La frontière libano-syrienne est le théâtre de fréquents échanges de tirs et les autorités syriennes ont placé des mines le long de la frontière, après avoir accusé des "terroristes" de s'infiltrer à partir du Liban et des parties libanaises soutenant la rébellion d'introduire des armes aux insurgés.

Damas affirme presque quotidiennement avoir déjoué des tentatives d'infiltration d'hommes armés à partir du Liban.

Chose inédite depuis le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005 après 30 ans de tutelle, Beyrouth et Damas se sont mutuellement accusés fin juillet de violations de leur frontière.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a mis en garde jeudi contre les tentatives de déstabilisation du Liban, alors que les débordements du conflit syrien chez son voisin inquiètent la communauté internationale.

Plus de 150.000 Syriens ont fui au Liban, où partisans et opposants au président syrien Bachar al-Assad se sont à plusieurs reprises violemment affrontés, notamment à Tripoli, la grande ville du nord.

oi-ram/sw

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