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Afrique du Sud/Mine de Marikana: les pourparlers suspendus jusqu'à lundi

31/08/2012 06:25 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

Les pourparlers pour tenter de trouver une issue au sanglant conflit social à la mine sud-africaine de Marikana (nord) ont été suspendus jusqu'à lundi, après deux jours de discussions qui n'ont pas permis d'aboutir à un accord, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

Des dirigeants du groupe minier Lonmin, les syndicats, des représentants des des salariés et des médiateurs du gouvernement, réunis à Rustenburg, la principale ville des environs, recherchaient un "accord de paix" après le meurtre de 34 grévistes par la police le 16 août. Ce massacre avait été précédé de la mort de 10 hommes, dont deux policiers, dans des affrontements intersyndicaux quelques jours auparavant.

"Hier soir (jeudi), nous nous sommes mis d'accord pour que le groupe des mineurs en grève retourne auprès des salariés pour leur rendre compte" des discussions, a déclaré le dirigeant du syndicat national des mineurs NUM (majoritaire), Senzeni Zokwana. "Les pourparlers reprendront lundi après-midi", a-t-il ajouté.

Les discussions visent à un accord pour que les mineurs puissent reprendre le travail et ne concernent pas les salaires, a souligné M. Zokwana.

Leur suspension jusqu'à lundi permettra aux mineurs d'assister aux ultimes enterrements de leurs collègues.

"Nous espérons que d'ici à mardi, tout le monde pourra reprendre le travail", a poursuivi M. Zokwana.

Mais les mineurs sont inflexibles sur leur refus de retourner à la mine tant que leurs exigences salariales n'auront pas été satisfaites.

Les grévistes non syndiqués réclament un triplement de leur salaire mensuel à 12.500 rands (1.181 euros).

Selon Lonmin, numéro trois mondial de la production de platine, les mineurs gagnent environ 10.000 rands, si l'on inclut les primes et autres compensations.

"Nous ne pouvons pas dire que nous sommes contents des progrès réalisés jusqu'à présent. L'employeur n'a fait aucune proposition salariale, tout ce qu'ils veulent, c'est que les travailleurs retournent simplement travailler", a déclaré un représentant des salariés, Zolani Bodlani.

La police a arrêté 270 grévistes après le massacre à Marikana. Ils ont été inculpés jeudi du meurtre de leurs collègues, en vertu d'une bizarrerie du code pénal sud-africain.

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