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Afrique du Sud: un ministre critique les accusations portées contre les mineurs

31/08/2012 01:26 EDT | Actualisé 31/10/2012 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - Le ministre sud-africain de la Justice a exigé des explications du procureur général vendredi, après l'inculpation de 270 mineurs pour le meurtre de 34 de leurs collègues grévistes tués par la police le 16 août à la mine de Marikana, dans le nord du pays.

Les accusations ont été portées en vertu d'une disposition du droit romano-néerlandais en vigueur en Afrique du Sud pendant l'apartheid, qui impute la responsabilité d'un acte criminel et de ses conséquences à toute personne qui y a participé.

Le ministre Jeff Radebe a critiqué la décision d'accuser les mineurs, qui a provoqué «un choc, de la panique et de la confusion».

Le principe juridique invoqué pour accuser les mineurs du meurtre de leurs collègues avait été combattu par le Congrès national africain (ANC) pendant l'apartheid. L'ANC, qui dirige aujourd'hui le gouvernement sud-africain, accusait à l'époque le gouvernement de la minorité blanche de s'en servir pour accuser les victimes d'un crime d'en être les auteurs.

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