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Washington salue les critiques de l'Egypte et de l'ONU sur la Syrie et l'Iran

30/08/2012 02:24 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont salué jeudi les "fortes" critiques exprimées à Téhéran par le président égyptien Mohamed Morsi contre la Syrie et celles du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à l'égard de l'Iran.

Interrogé sur les déclarations du président Morsi qui a dénoncé à Téhéran un régime syrien "oppressif qui a perdu sa légitimité", le porte-parole adjoint du département d'Etat Patrick Ventrell les a qualifiées de "commentaires très clairs et très forts".

La diplomatie américaine, qui avait émis de très fortes réserves sur le voyage en Iran du secrétaire général de l'ONU pour le sommet des Non-Alignés, a également jugé que ce qu'avait dit M. Ban aux dirigeants iraniens était une "bonne chose".

"C'était bien que le secrétaire général fasse non seulement des déclarations claires sur le programme nucléaire, mais qu'il soulève aussi les questions de violations des droits de l'homme et de la situation en Syrie", s'est félicité M. Ventrell.

Quant aux "commentaires de soutien au peuple syrien" formulés par le nouveau président islamiste égyptien, ils ont été, selon Washington, "très clairs et d'une grande aide". Les Etats-Unis "partagent le même objectif que l'Egypte: voir la fin du régime d'Assad, la fin des effusions de sang et une transition vers une Syrie démocratique et respectueuse des droits de l'homme", a plaidé M. Ventrell.

Les positions iraniennes sur la question du nucléaire et la crise syrienne ont été contestées sans ménagement jeudi à l'ouverture du sommet des Non-Alignés à Téhéran par MM. Ban et Morsi.

Ban Ki-moon a appelé Téhéran à "se conformer totalement" aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU lui enjoignant de suspendre certaines activités controversées comme l'enrichissement d'uranium, tout en dénonçant la rhétorique "raciste" de dirigeants iraniens contre Israël et les Juifs.

Le chef de l'Etat égyptien a lui fustigé "le régime oppressif qui a perdu sa légitimité" en Syrie, en comparant la situation avec la révolution égyptienne qui a balayé l'ancien président Hosni Moubarak en 2011.

nr/jca

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