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Wall Street finit en baisse, frileuse avant le discours de Bernanke

30/08/2012 04:41 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a terminé en baisse prononcée jeudi, dans un marché très prudent avant le discours du président de la Banque centrale américaine (Fed) prévu vendredi et s'inquiétant de la situation en Europe: le Dow Jones a lâché 0,81% et le Nasdaq 1,05%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones Industrial Average a perdu 106,77 points à 13.000,71 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 32,48 points à 3.048,71 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 0,78% (-11,01 points à 1.399,48 points). Il repasse ainsi sous la barre psychologique des 1.400 points dépassée le 7 août pour la première fois depuis début mai.

"Tous les regards sont tournés vers les commentaires du président (de la Fed, Ben) Bernanke à Jackson Hole, Wyoming (ouest des Etats-Unis), demain", a souligné David Levy, de Kenjol Capital Management.

Les opérateurs "attendent de savoir ce qu'il va dire" et "retirent par précaution leur argent de la table", explique Lee Munson, analyste à Portfolio.

"On espère un signal clair que (le président de la Fed) a l'intention, même s'il ne le fait pas forcément, d'engager une nouvelle phase d'assouplissement monétaire avant la fin de l'année, de préférence avant les élections", a-t-il ajouté.

Mais dans tous les cas, la réaction des marchés "sera liée à nous (les courtiers) et pas à lui, sera liée à ce que nous allons projeter sur ses mots et à la façon dont nous allons utiliser ses commentaires, car Bernanke ne dira probablement rien de très important", a souligné M. Munson.

En attendant, le marché pâtissait "des craintes grandissantes sur la situation en Europe", selon M. Levy.

Sur le Vieux Continent, le marché du travail en Allemagne a continué à se dégrader en août. Dans l'ensemble de la zone euro, l'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs a enregistré en août un net repli.

Les opérateurs de Wall Street attendent toujours de savoir "quelles solutions vont être trouvées pour la Grèce, mais aussi pour l'Espagne et l'Italie", a noté M. Levy.

En particulier, "nous ne savons pas quelle sera la forme des aides" apportées à Madrid et à Rome, et cela nourrit "les incertitudes".

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a ainsi indiqué, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français François Hollande, qu'il ne s'était pas encore décidé pour une aide globale, déclarant: "Quand je saurai exactement ce qui est offert (comme soutien par la Banque centrale européenne, ndlr), je prendrai une décision."

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