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Supercoupe d'Europe - Falcao, la foi du buteur

30/08/2012 06:20 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Héros de la dernière finale de la Ligue Europa avec l'Atletico Madrid, le redoutable avant-centre colombien Radamel Falcao s'apprête à se mesurer aux vainqueurs de la dernière Ligue des Champions, Chelsea, dans le cadre de la Supercoupe d'Europe, vendredi à Monaco.

Auteur d'un superbe doublé face à l'Athletic Bilbao (victoire de l'Atletico 3-0) lors de la dernière finale de C3, Falcao était alors entré dans les coeurs de tous les "Colchoneros", leur faisant bien vite oublier les départs du "Kun" Agüero et de Forlan, précédentes stars des Rouge et Blanc.

Arrivé à l'été 2011 à Madrid en provenance de Porto, club avec lequel il avait déjà remporté une première Ligue Europa (en 2010-2011), "el Tigre" n'aura pas été long à marquer de sa griffe le jeu de l'Atletico.

Excellent joueur de tête sans être un géant (1,77 m) et redoutable une fois entré dans la surface, Falcao aura à coup sûr été l'un des principaux fers de lance de la belle saison des Madrilènes l'an passé, conclue par un titre en C3 et une 5e place en Liga.

A titre personnel, le Colombien a impressionné: 37 buts toutes compétitions confondues et un titre de meilleur buteur de la Ligue Europa (12 réalisations). Loin, certes, des machines à buts que sont Messi (73 buts toutes compétitions confondues) et Ronaldo (60), mais derrière ces deux intouchables, Falcao fait à coup sûr partie des tout meilleurs attaquants d'Europe.

Et "el Tigre", aussi engagé sur un terrain qu'il semble doux comme un agneau dans la vie, fonctionne, comme beaucoup d'attaquants, par séries. Le Colombien aime ainsi enfourner les buts deux par deux ou trois par trois, comme on égrène un chapelet.

L'Athletic Bilbao en sait quelque chose, lui qui a fait les frais de l'appétit du Tigre en finale de La Ligue Europa puis, pas plus tard que lundi dernier en Liga, où Falcao a cette fois signé un triplé face à des joueurs de Marcelo Bielsa dépassés (victoire de l'Atletico 4-0).

Des prestations de haute volée que le principal intéressé attribue non seulement à ses qualités techniques remarquables, mais aussi à sa profonde ferveur religieuse, que l'homme porte à tout moment en bandoulière.

"J'essaie de vivre une vie guidée par la parole de Dieu et la Bible, et de mettre en application ces principes dans les différents compartiments de ma vie", témoignait-il récemment dans une interview accordée à El Pais.

Celui qui avait raconté s'être agenouillé dans sa chambre d'hôtel le soir même de son sacre dans la Ligue Europa de 2012 et avoir remercié Dieu, a donc pour moteur intérieur la foi.

Et aussi la famille. Rares sont ainsi les matches que Falcao n'analyse pas avec son père, ancien joueur professionnel ayant évolué comme défenseur chez les Millonarios, club colombien où a aussi débuté le rejeton.

C'est du reste à son père que Radamel doit son deuxième prénom: "Falcao". Amoureux du football brésilien des années 70, le paternel avait en effet choisi de nommer son fils d'après Paulo Roberto Falcao, milieu offensif de la sélection auriverde.

Peut-être est-ce avec ce nom qu'ont commencé à se forger le destin et les dribbles de samba du jeune homme. Vendredi, le gardien des Blues Peter Cech et ses coéquipiers devront en tout cas se méfier des coups de patte du "Tigre".

cle/stt/bvo

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