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Supercoupe d'Espagne: l'électrochoc Mourinho a fonctionné

30/08/2012 07:46 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone mercredi à Santiago-Bernabeu (2-3; 2-1), le Real Madrid a su se remettre en cause après des débuts décevants en Liga où il n'était jusqu'ici que l'ombre de l'équipe sacrée championne la saison dernière.

Alors qu'ils avaient été mis en demeure de réagir par José Mourinho après leur piteuse défaite (2-1) à Getafe dimanche, Casillas et les siens ont en effet montré un tout autre visage en Supercoupe, face à un Barça plombé par ses nombreuses erreurs défensives.

Par leur détermination et leur mordant retrouvés, les Merengue ont ainsi transformé leur résultat défavorable du match aller en un succès leur apportant en prime le premier titre de leur saison.

"Tout ce qui m'intéresse mercredi, après le match inacceptable de Getafe, c'est de voir le profil psychologique de mon équipe", avait espéré "Mou" en début de semaine, après avoir eu une explication visiblement musclée avec ses joueurs mardi.

Il faut croire que son message est passé. Mercredi, le Real a en effet sorti les griffes dès l'entame de match pour malmener le Barça durant toute la première demi-heure.

Certes, il aura relâché son étreinte trop tôt, s'exposant à un retour des Blaugrana jusqu'à l'ultime seconde. Mais ce Real-là est bien celui de la saison passée, celui des records (121 buts marqués) et des contres redoutables.

Sans un grand Valdes dans les buts, l'équipe de Vilanova aurait sans doute sombré bien plus tôt.

"C'est toujours difficile de jouer contre le Barça, mais la seule manière de lui faire mal, c'est de jouer comme nous l'avons fait hier. C'est ce Real-là que nous voulons voir", convenait ainsi après la rencontre le défenseur madrilène Arbeloa.

Au-delà d'une attitude générale, il faut aussi y voir l'effet bénéfique de deux hommes: les défenseurs Pepe et Marcelo.

Privé jusqu'ici de son arrière central portugais, victime d'un traumatisme crânien lors du match d'ouverture de Liga contre Valence (1-1), le Real a en effet pu profiter mercredi du retour du grand Portugais.

Impérial dans les airs, véritable système anti-Messi à lui tout seul, le partenaire de Sergio Ramos est incontestablement un homme-clé en charnière centrale. Voire davantage, puisqu'il s'est mercredi converti en passeur décisif sur le premier but signé Higuain.

Quant à l'arrière gauche Marcelo, il a une fois de plus prouvé qu'il était un ton au-dessus de Coentrao, pourtant préféré par Mourinho pour les grandes occasions.

Mais mercredi, le destin a forcé la main à l'entraîneur portugais: suspendu pour quatre matches après avoir insulté l'arbitre de la rencontre Getafe-Real, Coentrao n'était de toute façon pas disponible.

Une aubaine dont Marcelo a à coup sûr su tirer parti, démontrant par sa mobilité et sa participation incessante au jeu offensif qu'il était bien plus décisif que son concurrent.

Dernier élément qui incite plutôt à la confiance côté Merengue, après les inquiétudes de ce début de saison: la jolie impression laissée mercredi par le Croate Modric pour ses premières minutes sous le maillot blanc.

Entré à la 82e min pour un Özil à bout de forces, l'ancien milieu offensif de Tottenham aura pour sa courte apparition déjà su livrer un échantillon de sa bonne vision du jeu.

"Mou" peut donc souffler: "le profil psychologique" de ses protégés est intact.

cle/jr

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