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Sommet Téhéran: les Syriens quittent la salle pendant le discours de Morsi

30/08/2012 04:48 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

La délégation syrienne présente à Téhéran pour le sommet des pays Non-Alignés a quitté jeudi cette assemblée pendant le discours du président égyptien Mohamed Morsi qui a qualifié d'"oppressif" le régime syrien, a rapporté l'agence officielle égyptienne.

"La délégation syrienne s'est retirée quand le président Morsi a commencé à discuter du dossier syrien", a rapporté l'agence Mena.

Premier président civil élu en Egypte dans la foulée d'une révolte populaire contre le régime de Hosni Moubarak, M. Morsi a déclaré devant l'assemblée des Non-Alignés: "la révolution en Egypte était un pilier du Printemps arabe, elle a commencé quelques jours après la Tunisie, a été suivie par la Libye et le Yémen et aujourd'hui la révolution en Syrie (vise) le régime oppressif" de ce pays.

"Les peuples palestinien et syrien veulent la liberté, la dignité et la justice", a ajouté M. Morsi qui effectue la première visite d'un chef d'Etat égyptien à Téhéran depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a plus de trente ans.

L'Iran est le principal allié régional du régime du président Bachar al-Assad, confronté à une révolte populaire depuis mars 2011, et s'oppose fermement à un départ du pouvoir de M. Assad comme le réclament des pays occidentaux et arabes.

"L'Egypte est prête à travailler avec toutes les parties pour faire en sorte que le sang s'arrête de couler", a poursuivi le président Morsi, issu des Frères musulmans.

Le conflit syrien avait donné à M. Morsi une occasion de tendre la main à Téhéran en proposant à la mi-août l'idée d'un comité régional quadripartite comprenant l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie pour chercher une solution à la crise syrienne.

Cette initiative a été bien accueillie par Téhéran, qui voudrait jouer un rôle dans la résolution de la crise en dépit de l'hostilité des Etats-Unis et de l'opposition syrienne jugeant que l'Iran est discrédité par son soutien inconditionnel à Damas.

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