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Mondial-2014 : la Fifa rassurée sur l'avancement des travaux au Brésil

30/08/2012 05:44 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke s'est déclaré jeudi rassuré par l'avancée des travaux du Mondial-2014 de football au Brésil, à qui il avait intimé en mars de se botter les "fesses" pour rattraper son retard.

"Il n'y a pas un seul stade dans le rouge pour la Coupe du monde. (...) Tous les projets sont en bonne voie et nous avons atteint la vitesse de croisière", a affirmé le Français lors d'une conférence de presse à Rio, en présence des membres du Comité organisateur local (COL) du Mondial-2014.

Après avoir visité mardi et mercredi dans le nord du pays, des stades de Manaus, en Amazonie, et de Cuiaba, dans le Pantanal, le responsable de la Fédération internationale de football s'est montré beaucoup plus conciliant que lors de sa dernière visite en mars,

Il avait alors conseillé au Brésil de se donner "un coup de pied aux fesses" pour rattraper son retard dans la construction des infrastructures, provoquant un tollé qui l'avait contraint à présenter ses plates excuses, tout comme ensuite le président de la Fifa, Joseph Blatter.

"Ca fonctionne mieux (...), les choses se sont accélérées... C'est en train d'arriver", a apprécié Jérôme Valcke devant la presse, en présence notamment de l'ex-international brésilien Ronaldo, membre du COL.

Le pays a néanmoins encore de gros défis à surmonter, dans le domaine des transports, de l'hébergement et de la sécurité.

"Nous travaillons dans la plus complète harmonie, avec l'objectif commun de montrer au monde que le Brésil a les compétences et la capacité de réaliser une grande Coupe du monde", a dit José Maria Marin, le président de la Fédération brésilienne de football (FBF) et président du COL.

Luis Fernandes, secrétaire exécutif du ministère des sports, a souligné que le gouvernement brésilien, le COL et la Fifa procédaient désormais ensemble aux visites d'inspection et parlaient "d'une seule voix".

"C'est incroyable, la quantité de projets qui vont transformer la ville après le Mondial. C'est cela, la Coupe du monde, c'est organiser un événement et changer le visage d'une ville. Cuiaba va impressionner le monde en 2014", s'était enthousiasmé M. Valcke.

L'Arena Pantanal de Cuiaba, dont 53% des travaux restent à accomplir, est censée être terminée à la fin de l'année. Le stade de l'Amazonie, à Manaus, construit à 42%, doit être livré en juin 2013.

Les villes de Salvador et de Recife, en retard, doivent en revanche encore prouver qu'elles pourront accueillir la Coupe des Confédérations de juin 2013, la répétition générale du Mondial. "Une décision sera prise la première semaine de novembre", a souligné M. Valcke.

Le dirigeant de la Fifa doit revenir au Brésil le 18 octobre pour visiter le stade de Belo Horizonte ainsi que le mythique Maracana, à Rio de Janeiro, où se jouera la finale de la Coupe du monde, en juillet 2014.

"La Coupe du monde n'est pas seulement un événement qui va attirer l'attention du monde entier sur le Brésil. C'est aussi l'occasion de créer du développement durable dans notre pays", a indiqué Luis Fernandes, membre du COL, citant notamment la mobilité urbaine, les ports et les aéroports.

Les anciens internationaux brésiliens Bebeto et Ronaldo se sont félicités que plus de 95.000 Brésiliens, dont 47% de femmes, se soient déjà portés volontaires pour contribuer à l'organisation de l'événement.

Le Brésil a accueilli la Coupe du monde de football pour la dernière fois en 1950. Cinq fois vainqueur, le record absolu, il rêve de la soulever à nouveau chez lui. Même si l'actuelle Seleçao n'a pas le lustre de ses glorieuses aînées.

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