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Mitt Romney promet de redonner espoir et emplois à l'Amérique

30/08/2012 07:21 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

L'Amérique a "besoin d'emplois, beaucoup d'emplois", devait déclarer Mitt Romney dans son discours jeudi soir lors de la convention républicaine à Tampa (Floride) appelant "à raviver la promesse" d'une Amérique "déçue" par quatre années de présidence Obama.

Dans le discours de sa vie, retransmis en direct à la télévision, le candidat républicain à la Maison Blanche devait aussi se présenter aux Américains, racontant l'homme et sa foi autant que le père de famille et l'entrepreneur qu'il est, selon des extraits transmis à l'avance.

"Le temps est maintenant venu de raviver la promesse de l'Amérique", affirme-t-il, ajoutant qu'il "est temps de mettre derrière nous les déceptions de ces quatre dernières années, de mettre de côté les divisions et les reproches".

"Ce dont a besoin notre pays aujourd'hui n'est ni compliqué ni profond. Ce dont a besoin l'Amérique, c'est d'emplois. Beaucoup d'emplois", ajoute-t-il. M. Romney devait ainsi dévoiler un plan en 5 points pour créer 12 millions d'emplois.

Après cinq ans d'un long chemin semé d'embûches vers la convention, Mitt Romney doit à présent tenter de convaincre les Américains de le choisir face au président démocrate Barack Obama lors de l'élection présidentielle du 6 novembre, sur fond d'une économie chancelante.

Cet ancien homme d'affaires multimillionnaire de 65 ans, ancien gouverneur du Massachusetts (2003-2007) qui pendant des années a accumulé les succès dans le secteur privé mais manque de charisme, devait prononcer vers 22H00 locales (02H00 GMT vendredi) son discours, point d'orgue de la convention républicaine.

Son emploi du temps jeudi avait été allégé au maximum. Il a déjeuné avec des partisans, puis est venu repérer vers 16H00 (20H00 GMT) la scène d'où il s'exprimera, dans l'immense centre de convention de Tampa.

Son discours, a expliqué l'un de ses stratèges, avait trois objectifs: y parler de sa "vision pour un avenir meilleur", dénoncer "les échecs du président Obama" et raconter aussi "qui il est".

Selon Susan MacManus, experte de l'université du sud de la Floride, "le plus important, c'est de montrer qu'il a un programme. Les critiques contre Obama ne suffisent pas".

C'est la deuxième fois que cet homme, un mormon, qui a du mal à créer un lien avec les électeurs, se présente à l'investiture républicaine, après un premier échec en 2008.

En janvier dernier, la saison des primaires s'était ouverte au profit d'adversaires plus conservateurs, lui étant perçu comme trop modéré par l'aile dure d'un parti qui s'est radicalisé ces dernières années.

Mais à force de ténacité et à coups de millions de dollars, il a finalement réussi à s'imposer et à rallier des républicains désireux avant tout de battre le président.

Son choix comme colistier du représentant conservateur Paul Ryan, 42 ans, grand brun athlétique aux yeux bleus, est venu à point nommé énergiser sa campagne et y faire souffler un vent de jeunesse.

Un atout bienvenu dans une campagne présidentielle d'une remarquable férocité depuis des mois, et qui entrera dans sa dernière ligne droite après la convention du Parti démocrate la semaine prochaine à Charlotte (Caroline du Nord).

Pendant les trois jours de leur convention qui s'est tenue dans l'ombre de la tempête Isaac, les républicains ont étrillé le président Obama, dénonçant son absence de leadership et l'échec de sa politique économique, insistant notamment sur le poids de la dette et le chômage.

Paul Ryan, acclamé mercredi soir par des milliers de délégués, a estimé qu'après "quatre ans passés à tourner dans tous les sens, l'Amérique doit changer de cap, et l'homme qui peut le faire est le gouverneur Mitt Romney".

Quant à son épouse Ann Romney, elle a mis tout son charme dans la balance à la convention pour humaniser son mari, celui qui la fait "toujours rire" après 43 ans de "vrai mariage".

Parmi les autres orateurs prévus jeudi, figurait une des étoiles montantes du Parti républicain, le sénateur de Floride Marco Rubio, Jeb Bush, seul membre de la famille Bush présent à Tampa, et plusieurs médaillés des jeux Olympiques de Salt Lake City, que Mitt Romney avait sauvés de la faillite en 2002.

L'acteur et réalisateur Clint Eastwood, 82 ans, soutien de longue date du Parti républicain, était également annoncé.

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