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Mali/crise humanitaire: l'ONU appelle à des fonds supplémentaires pour les enfants

30/08/2012 01:59 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

La secrétaire générale adjointe des Nations unies aux Affaires humanitaires, Valérie Amos, a appelé jeudi à Mopti, dans le centre du Mali, à mobiliser plus de ressources en faveur des enfants dans le Nord occupé par les islamistes et en crise alimentaire, a constaté l'AFP.

"La visite a permis de nous convaincre qu'il faut mobiliser des ressources supplémentaires pour les enfants", a déclaré Mme Amos, au terme d'un séjour entamé mardi pour évaluer la situation humanitaire au Mali.

L'ONU a lancé un appel de fonds humanitaire d'un montant de 213 millions de dollars (près de 170 millions d'euros) pour répondre à la crise au Mali mais jusqu'à présent, seuls 46% des besoins totaux ont été financés.

Mme Amos avait auparavant visité un camp de déplacés dans la ville de Mopti, dont la région éponyme compte près de 40.000 déplacés.

"Les enfants sont le visage de la crise alimentaire et nutritionnelle qui sévit au Mali et dans le Sahel. Nous avons les connaissances et la capacité d'y répondre, mais les ressources nécessaires nous manquent", avait indiqué Mme Amos après avoir visité mercredi un centre nutritionnel à Bamako, dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP.

Depuis le début de l'année, près de 150.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë ont reçu des soins dans l'ensemble du pays, dans des centres nutritionnels, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).

Durant son séjour, Valérie Amos a eu des entretiens notamment avec le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, puis le président intérimaire Dioncounda Traoré. Elle a aussi rencontré différents acteurs humanitaires.

Selon l'ONU, sa visite au Mali visait notamment à "évaluer la réponse en cours dans le pays" au plan humanitaire et à "attirer l'attention sur la crise alimentaire et nutritionnelle qui affecte 4,6 millions de personnes".

Le nord du Mali est tombé il y a cinq mois aux mains de divers groupes armés, dont des rebelles touareg et des islamistes qui ont profité d'un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré le 22 mars.

Depuis, les islamistes ont évincé leurs anciens alliés touareg et contrôlent désormais totalement le Nord, où ils commettent des exactions en prétendant appliquer la charia (loi islamique).

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