NOUVELLES

L'opposition réclame une zone d'exclusion aérienne en Syrie

30/08/2012 02:03 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

L'opposition syrienne de nouveau a réclamé jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU la création d'une zone d'exclusion aérienne et de corridors humanitaires soutenir la population civile, selon un communiqué diffusé peu avant une réunion ministérielle à New York.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a appelé dans un communiqué l'ONU à "imposer une zone d'exclusion aérienne" et des "zones tampons" et à créer des corridors humanitaires en vue de faire parvenir de l'aide à "près de 2,5 millions de déplacés et de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie".

"Le CNS considère que si le Conseil de sécurité ne prend pas des mesures sérieuses pour arrêter les massacres et les crimes du régime, cela serait comme s'il abandonnait son rôle de garant de la paix mondiale et de protecteur des peuples contre les génocides", a ajouté le communiqué.

Jeudi, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a affirmé que la proposition visant à mettre en place des zones tampons en Syrie pour protéger les réfugiés faisait face à des "difficultés considérables".

Il s'exprimait avant une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'ONU centrée sur la situation humanitaire en Syrie.

La création à des fins humanitaires d'une zone d'exclusion aérienne partielle le long d'une frontière avec la Syrie, évoquée par la France, est militairement faisable, selon des experts qui insistent toutefois sur la nécessité d'un mandat de l'ONU.

Mais Moscou s'est opposé jusqu'à présent à toute mesure coercitive de l'ONU à l'égard de son allié syrien, et le président Bachar al-Assad a déjà refusé la mise en place de ces zones.

Plusieurs pays voisins ont pourtant prévenu ces dernières semaines qu'ils ne pourraient pas continuer à faire face au flux toujours croissant des réfugiés et qu'il serait alors nécessaire de créer des camps du côté syrien.

ram/hj/fc

PLUS:afp