DIVERTISSEMENT

Visite sur le plateau du premier long métrage de Chloé Robichaud

30/08/2012 03:07 EDT | Actualisé 31/08/2012 09:08 EDT
Courtoisie

C’était jour de rencontre avec les médias pour les acteurs du premier long métrage de la réalisatrice et scénariste Chloé Robichaud, Sarah préfère la course. Chloé Robichaud s’est notamment démarquée avec son film court Chef de meute, présenté en compétition officielle à Cannes en mai dernier. Parmi les figures importantes du projet, Ève Duranceau (Fanny), Hélène Florent (Isabelle) et la cinéaste ont bien voulu converser du tournage qui s’est amorcé en banlieue de Québec le 15 août pour se poursuivre à Montréal jusqu’au 16 septembre.

« La course de haut niveau m’a toujours intéressée, raconte Chloé Robichaud. En fait, j’aurais aimé en faire moi-même. J’admire les athlètes en général et adore les Jeux olympiques, par exemple. Je trouve que le thème de l’ambition sportive est très riche. C’est entre autres pourquoi le personnage principal de Sarah pratique la course, sa véritable passion. »

Par ce film, la jeune réalisatrice désire exposer les conséquences et les sacrifices engendrés par le rêve d’une athlète. On peut avancer sans trop se tromper que ce film à quelques sédiments autobiographiques, sachant que la jeune scénariste de 24 ans a elle-même quitté le nid familial pour s’établir à Montréal où elle a étudié le cinéma à l’Université Concordia.

Quant à la comédienne Sophie Desmarais, qui a notamment joué dans Curling de Denis Côté, elle interprète une athlète qui doit faire des sacrifices considérables afin de se maintenir dans l'élite de sa discipline, la course de demi-fond.

À vrai dire, sa vie bascule lorsqu’on lui offre une place dans le meilleur club d’athlétisme universitaire de la province à Montréal, loin de sa banlieue natale de Québec. La jeune femme ne bénéficie pas du soutien financier de sa mère pour se lancer dans l’aventure. Celle-ci s’inquiète surtout des conséquences d’un tel changement sur la santé et la vie de sa fille.

Malgré les réticences de sa mère, Sarah s’aventure dans la métropole québécoise en compagnie de son ami Antoine. Les deux, naïfs, s’épouseront, question de toucher de meilleurs prêts et bourses du gouvernement. Le mariage ne sera pas ce qu’ils espéraient, du haut de leurs 20 ans… Sarah préfère la course.

Rapports féminins

« J’incarne Isabelle, la mère, un personnage très important même si le spectateur ne la voit pas durant tout le film, explique l’actrice Hélène Florent. Elle a une incidence sur ce que vit Sarah. On comprendra aussi plus loin dans le film l’ampleur de cette relation mère-fille. Isabelle symbolise la base de Sarah et en même temps une sorte d’obstacle à ses ambitions. »

« Elle a peur de couper le cordon avec sa fille, poursuit-elle. On sent que les rêves et les décisions de chacune ont un impact sur la vie de l’autre. En plus, Isabelle transpose un peu dans sa fille ce qu’elle n’a pas réussi à concrétiser dans son enfance ayant eu Sarah très jeune. C’est une belle dualité qui nourrit bien l’histoire.»

Le personnage de Fanny, incarné par Ève Duranceau, aura également une résonnance significative dans le cheminement de Sarah : « Athlète vétéran de l’équipe universitaire montréalaise, Fanny est une sorte d’espoir olympique déchu. Elle est à la fois un point de repère, un modèle et une subtile rivalité pour Sarah. Elle provoque un mélange de compétitivité, d’admiration et de sympathie. Beaucoup de cette atmosphère entre les deux se révèle dans le nom verbal. »

Produit par Fanny-Laure Malo et René Malo, le film devrait prendre l’affiche à l’automne 2013.

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