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Les étoiles montantes du Parti républicain se mettent en valeur à Tampa

30/08/2012 12:41 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

TAMPA, États-Unis - À la convention républicaine de Tampa, en Floride, la vedette, c'est Mitt Romney. Mais le rassemblement est également l'occasion de se faire remarquer pour des étoiles montantes du parti, comme le candidat à la vice-présidence Paul Ryan, le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, le sénateur cubano-américain de Floride, Marco Rubio, ou encore la gouverneure de la Caroline du Sud, Nikki Haley.

«Nous pouvons remettre ce pays au travail. Nous pouvons rétablir la croissance. Nous pouvons rendre à nouveau sûr le filet de sécurité. Nous pouvons le faire», a clamé Paul Ryan mercredi soir devant les délégués républicains.

Les applaudissements recueillis par Paul Ryan, âgé de 42 ans, résonnaient comme la promesse d'un avenir radieux pour la nouvelle génération de dirigeants du Parti républicain, venus nombreux à Tampa.

Après des victoires électorales à tous les niveaux ces dernières années, le Parti républicain dispose d'un important vivier de talents prometteurs, dont la diversité dans les origines n'est pas le moindre atout. Le parti doit en effet s'adapter à l'évolution démographique des États-Unis, en particulier à la croissance rapide de la population hispanique, très attentive au discours des républicains contre l'immigration clandestine.

«Quand j'étais petite, je n'aurais jamais imaginé qu'une fillette d'une ville frontalière puisse devenir un jour gouverneure. C'est ça, les États-Unis», a lancé la gouverneure du Nouveau-Mexique, Susana Martinez, première latino-américaine à accéder à ce poste.

Condoleezza Rice, 57 ans, la première secrétaire d'État noire de l'histoire des États-Unis, a rappelé aux délégués qu'elle avait grandi dans un Sud frappé par la ségrégation raciale. «Mes parents m'ont appris à ne jamais abandonner et à toujours croire que mon avenir pouvait être ce que je rêvais qu'il soit», a-t-elle déclaré.

La nouvelle génération s'est vu attribuer les places de choix à la tribune de la convention.

«Quelqu'un parmi les gens que vous voyez jouer un rôle important aujourd'hui sera probablement candidat à la présidence en 2020», a prédit Lew Oliver, un délégué de la Floride.

La convention républicaine rassemble «les nouveaux visages de la cause conservatrice», a clamé l'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, frère de l'ancien président George W. Bush et futur candidat potentiel à la Maison-Blanche.

Si Mitt Romney remporte l'élection présidentielle du 6 novembre, Paul Ryan sera automatiquement considéré comme le principal candidat à l'investiture républicaine pour 2016. D'autres personnalités républicaines montantes pourraient intégrer la nouvelle administration.

Une défaite de Mitt Romney face à Barack Obama pourrait en revanche lancer une course folle à la prochaine investiture. Parmi ceux qui pourraient y prétendre, il y Paul Ryan. Encore jeune, il pourrait se prévaloir de l'expérience d'une première campagne.

Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, a renoncé à briguer l'investiture pour 2012, mais il a galvanisé les troupes avec son discours mardi soir.

Quant au sénateur cubano-américain de Floride Marco Rubio, 41 ans, il a passé l'année à travailler sa stature nationale. C'est lui qui a été choisi pour présenter Mitt Romney aux délégués jeudi.

Il faudra aussi compter avec la gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, 40 ans, fille d'immigrés indiens. Elle a provoqué des applaudissements nourris en critiquant l'opposition de Barack Obama au durcissement de la lutte contre l'immigration clandestine dans son État.

Ce large éventail de personnalités prometteuses suscite l'enthousiasme des troupes républicaines. Denise Graves, déléguée de Linden, dans le Michigan, est optimiste: «Je vois des victoires, des victoires, des victoires!»

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