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Les présidents égyptien et iranien discutent Syrie et relations bilatérales

30/08/2012 08:03 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue égyptien Mohamed Morsi ont discuté jeudi du conflit en Syrie et des relations bilatérales rompues depuis plus de trente ans, a rapporté le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

"Ils ont insisté sur la nécessité de régler la crise syrienne par la voie diplomatique et d'empêcher toute intervention étrangère", a déclaré Hossein Amir Abdollahian à une télévision iranienne.

"Ils ont aussi discuté des moyens d'élever le niveau des relations diplomatiques entre les deux pays", selon ce responsable iranien alors que M. Morsi est le premier chef d'Etat égyptien à visiter à Téhéran depuis la rupture des relations entre les deux pays il y a plus de trente ans.

L'Iran a rompu ses relations avec l'Egypte en 1980, peu après la révolution islamique, pour protester contre la conclusion des accords de paix israélo-égyptiens l'année précédente par le président Anouar al-Sadate.

"L'Iran considère l'Egypte comme son partenaire stratégique" et est prêt à "apporter son aide au peuple égyptien dans tous les domaines", a déclaré le président Ahmadinejad selon un communiqué de la présidence iranienne, repris par l'agence officielle Irna.

Toujours selon ce communiqué, M. Morsi a également déclaré que "l'Egypte considérait l'Iran comme un partenaire stratégique".

M. Ahmadinejad a déclaré que "le régime sioniste et la domination occidentale et des Etats-Unis sont une menace pour les peuples de la région et du monde".

A propos de la crise syrienne, M. Ahmadinejad a affirmé à son homologue égyptien que l'Iran estimait que "les tueries commises en Syrie n'apportent rien et qu'il faut organiser des élections libres" mais dans le même temps empêcher toute intervention de "l'Otan et des pays oppresseurs", terme désignant les Etats occidentaux.

De son côté, M. Morsi a souligné que "les problèmes" de la Syrie "ne pouvaient être réglés qu'avec l'aide de pays influents de la région comme l'Iran".

Il avait dénoncé plus tôt le "régime oppressif syrien qui a perdu sa légitimité", lors d'un discours à l'ouverture du sommet des pays Non-Alignés à Téhéran, plus ferme allié de Damas, un discours suscitant les protestations de la délégation syrienne qui a quitté la salle.

M. Morsi a quitté Téhéran peu après sa rencontre avec son homologue iranien après avoir transmis à l'Iran la présidence tournante du Mouvement des pays Non-Alignés.

Pour sa part, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a rejeté "toute intervention étrangère en Syrie" en ajoutant que "la seule manière de régler la question syrienne est d'arrêter les envois d'armes aux groupes irresponsables" opérant dans ce pays.

Il a fait ces déclarations en recevant le président libanais, Michel Sleimane.

Téhéran accuse certains pays occidentaux, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie de livrer des armes aux rebelles syriens.

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