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Le recensement de 2016 restera sensiblement le même

30/08/2012 07:09 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le gouvernement fédéral devra s'en tenir à un formulaire classique de recensement pour 2016, mais il devrait choisir plus attentivement les questions auxquelles les Canadiens devront répondre de façon obligatoire ou volontaire, a fait savoir Statistique Canada.

Un nouveau rapport qui analyse les différentes options en vue du prochain recensement relève le fait que l'agence fédérale n'a pas encore mesuré l'impact de cette décision controversée de remplacer le formulaire détaillé obligatoire par un sondage appliqué de façon volontaire.

Cette récente analyse fait suite à la contestation qui avait suivi la décision prise en 2010 par le gouvernement fédéral d'éliminer le questionnaire long de recensement alléguant qu'il représentait une intrusion dans la vie privée des gens. Le recensement court demeure obligatoire.

Ces questions sont soulevées alors que le Canada étudie la possibilité d'adopter un autre genre de recensement, un registre de la population, par exemple, qui serait analogue à celui des pays européens.

Statistique Canada conclut dans son rapport que le Canada n'a tout simplement pas le temps, les ressources et même le désir de participer à l'élaboration d'un nouveau type de recensement.

Un registre de la population comporterait l'archivage d'une masse importante de données personnelles, l'introduction de cartes d'identité ou l'attribution de numéros aux citoyens, un concept que rejettnte les commissaires à la vie privée au Canada.

Des recensements comme ceux qui sont menés aux États-Unis et en France exigeraient l'envoi de questionnaires de façon continue à un plus petit nombre de foyers. Selon Statistique Canada, il est déjà trop tard pour envisager un système aussi complexe pour 2016. Les fonds nécessaires pour un projet de cette ampleur ne sont pas disponibles non plus.

De plus, les Canadiens ont répondu de façon efficace, soit à 98,1 pour cent au formulaire court obligatoire l'an dernier.

Selon Ian McKinnon du Conseil national de la statistique du Canada, la question fondamentale est de savoir où trace-t-on la ligne entre ce qui est obligatoire et ce qui ne l'est pas.

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