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Le président égyptien dénonce la «tyrannie» du régime syrien

30/08/2012 07:32 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Le président égyptien Mohammed Morsi, en visite jeudi en Iran pour le sommet des non-alignés, a dénoncé la «tyrannie» du régime syrien.

C'est la première visite d'un président égyptien en Iran depuis la Révolution islamique de 1979. Cette année-là, Téhéran avait rompu ses relations diplomatiques avec l'Égypte, en raison notamment de la signature par Le Caire d'un traité de paix avec Israël.

Si les relations entre l'Égypte et l'Iran se sont réchauffées depuis l'élection de l'islamiste Mohammed Morsi à la présidence en juin, Le Caire et Téhéran restent en profond désaccord sur la situation en Syrie.

Lors de son discours devant les délégués des 120 pays du Mouvement des non-alignés, M. Morsi a souligné que la communauté internationale avait le «devoir moral» de soutenir le peuple syrien «contre un régime tyrannique qui a perdu sa légitimité».

«Nous devons tous exprimer notre soutien total au combat de ceux qui réclament la justice et la liberté en Syrie», a-t-il déclaré.

«Le bain de sang en Syrie est de notre responsabilité à tous et nous devons savoir que ce sang n'arrêtera pas de couler sans une intervention de nous tous», a fait valoir M. Morsi. Le président égyptien a appelé l'opposition syrienne à s'unir afin de dessiner une «vision claire» de la Syrie après Bachar el-Assad.

Le président égyptien a récemment proposé la constitution d'un groupe de contact sur la Syrie, qui comprendrait l'Égypte, l'Iran, la Turquie et l'Arabie Saoudite. Cette proposition suscite de vives divisions, Téhéran ayant réaffirmé son intention de ne pas lâcher le régime syrien, son allié traditionnel. L'insurrection syrienne refuse de son côté toute participation iranienne à une médiation.

La délégation syrienne à réagi aux déclarations de M. Morsi en quittant la salle. Ses propos «ont enfreint les traditions du sommet et constituent une ingérence dans les affaires intérieures syriennes», a commenté le chef de la délégation syrienne, le ministre des Affaires étrangères Walid Moallem.

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