NOUVELLES

Le procès de Bradley Manning en cour martiale s'ouvre le 4 février

30/08/2012 01:53 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Le procès en cour martiale de Bradley Manning, le soldat américain accusé d'être la "taupe" du site WikiLeaks, s'ouvrira le 4 février sur la base militaire de Fort Meade (Maryland, est), a annoncé la juge Denise Lind jeudi.

Bradley Manning encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour collusion avec l'ennemi.

La date du procès, déjà retardé plusieurs fois, a été fixée au dernier jour d'une audience préliminaire à Fort Meade. Le procès doit durer jusqu'au 15 mars, a précisé la juge.

Le soldat de 24 ans est accusé d'avoir transmis au site WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan ainsi que 260.000 dépêches du département d'Etat.

Il devrait s'exprimer pour la première fois le 27 novembre prochain lors d'une nouvelle audience préliminaire, où il est cité comme témoin de la défense sur ses conditions de détention, a-t-on appris au tribunal jeudi.

Il a vécu des conditions d'emprisonnement très sévères après son arrestation en mai 2010, durant neuf mois à la prison militaire de Quantico en Virginie (est), qui avaient été dénoncées par les défenseurs des droits de l'homme.

La prochaine audience préliminaire aura lieu le 17 octobre à Fort Meade.

En concluant jeudi trois jours de débats, la juge Denise Lind a par ailleurs accédé à la demande de l'accusation, en acceptant qu'une vidéo non autorisée que Bradley Manning aurait diffusée sur YouTube en 2008 figure parmi les éléments à charge lors du procès.

L'ancien analyste du renseignement en Irak avait utilisé les termes "classé secret défense" et "top secret" dans cette vidéo diffusée à l'intention de sa famille, ont indiqué les procureurs militaires mercredi. Le soldat avait été confondu et, en punition, avait été contraint de suivre une formation disciplinaire pour avoir enfreint le règlement militaire.

Les avocats de Bradley Manning se sont opposés à la production de cette vidéo au procès, estimant que sa diffusion compromettrait les chances d'une procédure équitable.

adm-chv/lor

PLUS:afp