NOUVELLES

La nièce du maire Rob Ford sème la controverse sur Twitter au sujet du viol

30/08/2012 03:26 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - La nièce du maire de Toronto s'est excusée, jeudi, après avoir laissé entendre que les femmes éviteraient d'être violées si, entre autres, elles ne s'habillaient pas «comme des putes».

Krista Ford, l'ancienne capitaine de l'équipe torontoise de football en sous-vêtements, avait écrit ce commentaire controversé sur Twitter peu de temps après une mise en garde de la police concernant une récente série d'agressions sexuelles survenues dans l'ouest de la métropole.

Mme Ford, la fille du conseiller municipal Doug Ford (le frère du maire Rob Ford), s'est plus tard excusée sur Twitter. Elle a indiqué avoir simplement voulu s'assurer que les femmes soient en sécurité.

Elle avait prodigué le conseil suivant aux femmes de Toronto: «Soyez vigilantes, tenez-vous droites, munissez-vous de poivre de Cayenne, suivez des cours d'auto-défense, et ne vous habillez pas comme des putes».

Le message a suscité la colère en ligne, avant d'être retiré de son compte Twitter. Il avait notamment été dénoncé par une femme qui affirme être une des victimes des six agressions sexuelles qui ont donné lieu à la mise en garde de la police. La femme a rappelé que lors de l'agression, elle portait une robe aux genoux.

Un policier de Toronto avait été critiqué, l'an dernier, après y être allé de conseils similaires lors d'un discours sur la sécurité devant des étudiants d'universités. Le policier conseillait aux femmes de ne pas «s'habiller comme des salopes» («sluts») pour éviter d'être agressées. Son commentaire avait donné naissance à «SlutWalk», une série de manifestations organisées pour dénoncer la thèse voulant que les victimes puissent être à blâmer pour une agression sexuelle. Le policier s'était finalement excusé.

La police de Toronto indiquait mercredi qu'elle mène une enquête sur six agressions sexuelles survenues récemment. Le même suspect pourrait avoir empoigné les victimes avant de les jeter au sol et de leur faire des attouchements. La police craint que les agressions ne se poursuivent et ne deviennent plus violentes.

PLUS:pc