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La baisse des exportations fait grimper le déficit du compte courant à 16 G$

30/08/2012 09:10 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le déficit du compte courant du Canada s'est accru de 5,9 milliards $ pour atteindre 16 milliards $ au deuxième trimestre, surtout en raison de la baisse des exportations et de la hausse des importations de biens, a indiqué jeudi Statistique Canada.

Le solde global des biens a affiché un déficit de 3,6 milliards $ au deuxième trimestre, après trois trimestres d'excédents, a ajouté l'agence fédérale.

Selon l'économiste Emanuella Enenajor de Marchés mondiaux CIBC, qui avait prédit un déficit de 15,3 milliards $, «la chute des prix de l'énergie ainsi que des diminutions de la production ont nui aux exportations du secteur des ressources, alors qu'une augmentation des importations ont déstabilisé l'équilibre commercial».

Ce résultat est en grande partie attribuable au commerce avec les États-Unis, l'excédent au chapitre des biens s'étant rétréci de 5,5 milliards $ pour atteindre 9,9 milliards $, soit le plus faible niveau depuis le quatrième trimestre de 2010.

Les exportations totales de biens ont fléchi de 3,6 milliards $, pendant que les importations de biens se sont accrues de 2,3 milliards $.

«La détérioration supplémentaire du déficit actuel — soit environ 3,6 pour cent du PIB canadien au deuxième trimestre — sert de rappel du fait que la force de la devise est principalement liée à des flots de devises, plutôt qu'à des échanges commerciaux», a ajouté Mme Enenajor.

Le solde commercial représente la portion du PIB national couvrant les échanges commerciaux de marchandises, les échanges relatifs dans des secteurs comme le voyage, et les entrées et sorties liées aux investissements.

Au dire de Mme Enenajor, les résultats du deuxième trimestre démontrent que le dollar canadien est vulnérable si les craintes mondiales se multiplient.

Les ventes internationales de produits issus du secteur de l'énergie ont chuté de 4,5 milliards $, reflétant les exportations moindres de pétrole brut en direction des États-Unis après des ventes records au cours du premier trimestre.

Les ventes de biens industriels ont reculé de 500 millions $, principalement en raison de volumes de ventes moindres pour les minerais métalliques, et ce malgré des exportations plus importantes de fertilisants et de matériaux fertilisants.

Les importations plus élevées ont été stimulées par les produits automobiles, en hausse de 1,1 milliard $, la moitié de ce montant étant attribuable à des achats plus importants de pièces automobiles.

Les investisseurs étrangers ont acheté pour 17,9 milliards $ d'obligations canadiennes lors du deuxième trimestre, ce qui correspond à la moyenne trimestrielle observée depuis le début du premier trimestre de 2009.

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