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François Legault ambivalent sur la loi spéciale

30/08/2012 06:13 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Un texte de Laurence Niosi

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, se montre critique envers la loi spéciale 12, ancien projet de loi 78, qui restreint le droit de manifester, trois mois après que ses députés l'eurent appuyé à l'Assemblée nationale.

« Ce qu'on a dit depuis le début, c'est qu'il y a deux parties à la loi 78 », a-t-il précisé lors d'un point de presse jeudi dans la municipalité de Laurier-Station. « Une partie pour le retour aux études, et là on est d'accord, mais M. Charest, pour cacher l'éléphant dans la pièce, la corruption, a ajouté toute une section sur les manifestations [...] qui visait de façon assez claire à mettre de l'huile sur le feu », a-t-il ajouté.

Le chef caquiste tentait d'expliquer les propos tenus la veille par son candidat dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac, Martin Caron, qui qualifiait la loi 12 de « marde ».

Présent au point de presse de son chef, M. Caron a tenu à rectifier ses propos. « Je n'ai pas dit que la loi 78, c'était de la merde, j'ai dit que dans le contexte dans lequel les libéraux ont géré cette situation, ça a fait de la merde, parce que ça a divisé les étudiants, et ça m'a attristé », a-t-il précisé.

En mai dernier, les députés du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec se sont prononcé en faveur de la loi 78 visant à mettre fin au conflit étudiant, alors que les élus du Parti québécois, de Québec solidaire et d'Option nationale ainsi que les indépendants s'y sont opposés.

Jeudi, François Legault a déclaré que sous un gouvernement caquiste, une telle loi n'aurait pas été adoptée. « Un compromis avec la FECQ et la FEUQ [NDLR : les fédérations étudiantes collégiale et universitaire] aurait été trouvé. [La loi 12] est le dernier, dernier recours », a-t-il affirmé.

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