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Derrière le républicain Paul Ryan, une nouvelle génération émerge à Tampa

30/08/2012 01:21 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Avec le télégénique Paul Ryan, 42 ans, numéro 2 du ticket républicain à la Maison Blanche, une nouvelle génération de républicains a émergé à la convention du parti à Tampa (Floride), déterminés à séduire des jeunes qui avaient massivement voté pour Barack Obama en 2008.

"J'accepte l'appel de ma génération, pour offrir à nos enfants l'Amérique qui nous avait été donnée", a déclaré Paul Ryan mercredi soir dans son discours d'acceptation. Très applaudi, celui qui deviendra vice-président si Mitt Romney emporte l'élection présidentielle du 6 novembre, a appelé à l'optimisme pour l'avenir, tout en dressant un bilan impitoyable de la présidence Obama.

"Nous allons régler les problèmes économiques de ce pays", a-t-il insisté.

Main de fer dans un gant de velours, le jeune président de la commission du budget à la Chambre, favorable à une réduction massive des dépenses publiques, avec des coupes sombres dans les programmes sociaux, a cherché à rassurer les personnes âgées, inquiètes de ses positions sur le medicare (l'assurance maladie des retraités) mais surtout à convaincre les jeunes.

Jeudi, le sénateur de Floride, Marco Rubio, 41 ans, autre symbole de la relève de la garde chez les républicains, devait lui aussi entrer en scène, chargé de présenter Mitt Romney, 65 ans, avant son discours d'acceptation, point d'orgue de la convention.

Mais dans les couloirs de la convention, il y avait plus jeune encore, et tout aussi occupé à dépoussiérer l'image du parti: Aaron Schock, 31 ans, le plus jeune de tous les élus du Congrès.

Sourire charmant et costume impeccable, le seul élu du Congrès né dans les années 80, a été très occupé durant cette convention.

"Le fait d'être le plus jeune membre du Congrès donne certaines responsabilités", explique-t-il à l'AFP. Et notamment celle d'"aider le parti à atteindre les jeunes" car ce n'est "un secret pour personne que nous avons du mal" dans cette tranche d'âge.

En 2008, les 18-29 ans avaient voté à 66% pour Barack Obama, contre 32% pour John McCain. En 2004, le démocrate John Kerry avait remporté 54% du vote des jeunes, contre 48% à George W. Bush.

Mais "la bonne nouvelle", affirme Aaron Schock, "c'est que les jeunes sont maintenant déçus du leadership de Barack Obama, déçus du fait que beaucoup d'entre eux sont au chômage ou sous-employés".

Pour les convaincre, lui qui comme son "très cher ami" Paul Ryan, fait de la musculation tous les matins, et insiste sur la nécessité de manger sainement, n'a pas compté son temps.

Il a enchaîné interview sur interview, couru de réunions en tables rondes.

Comme ceux qui se sont succédés à la tribune pendant trois jours à Tampa, le jeune élu de l'Illinois (nord) dénonce le "manque de leadership" du président Obama, la dette de 16.000 milliards de dollars "que les jeunes vont devoir rembourser", le chômage à 8,3%.

Et rappelle les 50% de jeunes diplômés qui ne trouvent pas de travail.

Ronald Reagan est son modèle. "C'est de loin le président qui a le mieux réussi dans l'histoire américaine depuis plusieurs centaines d'années", dit-il. "C'est une grande inspiration".

Pour lui, la nouvelle génération est différente.

Les "jeunes qui sont élus au Congrès se soucient plus de régler les problèmes du pays. Ils ne sont pas là parce qu'ils sont des professionnels de la politique. Beaucoup ont une formation dans les affaires. Ils ne sont pas professeurs de science politique, ils ne sont pas avocats", explique-t-il.

Il veut croire que le ticket Romney-Ryan l'emportera en novembre.

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