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Arrivée du président égyptien Morsi à Téhéran pour le sommet des non-alignés

30/08/2012 01:05 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Le président égyptien Mohamed Morsi est arrivé jeudi à Téhéran pour assister au 16e sommet des pays non alignés, effectuant la première visite en Iran d'un chef d'Etat égyptien depuis la révolution de 1979 qui a été suivie par une rupture entre les deux pays, rapportent les médias.

M. Morsi doit transmettre à l'Iran la présidence du Mouvement des Non-Alignés au cours de cette visite lors de laquelle aucune rencontre bilatérale avec des dirigeants iraniens n'a été pour l'instant officiellement annoncée.

Cette visite de "quelques heures" dans la capitale iranienne, au retour d'un voyage en Chine, sera uniquement consacrée au sommet des Non-Alignés, selon le porte-parole de M. Morsi, Yasser Ali.

"Aucun autre sujet n'est prévu", a-t-il déclaré, écartant les suggestions que la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays soit à l'ordre du jour.

La chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam a toutefois affirmé jeudi matin, sans citer de source, que M. Morsi, premier président islamiste de l'Egypte depuis le renversement de la monarchie en 1952, rencontrerait le Guide suprême de la République islamique l'ayatollah Ali Khamenei pour discuter "des développements régionaux, du réveil islamique et des relations bilatérales".

L'Iran a souhaité à plusieurs reprises une normalisation de ses relations avec l'Egypte depuis le renversement du président Hosni Moubarak en 2011, mais Le Caire n'a jusqu'à présent montré aucun empressement à y répondre.

La République islamique, qui ne reconnaît pas Israël dont elle a juré la disparition, a rompu avec l'Egypte après la signature en 1979 des accords de paix israélo-égyptiens de Camp David.

Le conflit syrien a donné à M. Morsi une occasion de tendre la main à Téhéran, ferme allié du régime de Bachar al-Assad, bien que Le Caire souhaite de son côté un changement de pouvoir à Damas.

M. Morsi a avancé l'idée d'un comité régional quadripartite pour chercher une solution à la crise syrienne, comprenant l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie.

Cette initiative a été bien accueillie par Téhéran, qui cherche à participer à un règlement du conflit en dépit de l'hostilité des Etats-Unis et de l'opposition syrienne jugeant que l'Iran est discrédité par son soutien inconditionnel à Damas.

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