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Afrique du Sud: 16.000 élèves sans école à cause de violentes manifestations

30/08/2012 07:07 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Des manifestations violentes pour protester contre le manque de routes goudronnées dans le nord de l'Afrique du Sud ont dégénéré, perturbant la scolarité de "16.000 élèves" dont les écoles ont été fermées, deux incendiées et deux vandalisées, a indiqué jeudi à l'AFP le ministère de l'Education.

Panyaza Lesufi, porte-parole de la ministre Angie Motshekga, a indiqué que celle-ci avait renoncé à se rendre sur place en raison de "la situation volatile" près des localités de Kuruman et Olifantshoek, dont les riverains "bloquaient encore les routes mercredi et brûlaient des pneus".

"A cause des intimidations" des manifestants, selon le porte-parole, les élèves ne peuvent pas aller en classe.

Les autorités ont dû dresser un camp provisoire pour faire cours à ceux qui passent le baccalauréat en fin d'année, à 200 kilomètres de là, à Barkley West.

"La majorité des parents nous a demandé de réouvrir les écoles. Lorsque la situation sera stabilisée, les écoles réouvriront", a ajouté le porte-parole, cité par l'agence sud-africaine Sapa.

Jeudi, le quotidien de l'ANC parlait de situation "anarchique" à propos de ces troubles qui affectent la province du Cap du Nord de façon sporadique depuis juin.

Des révoltes de riverains pas ou mal desservis en eau, électricité, école de qualité, transports, éclatent quotidiennement en Afrique du Sud. Les manifestants retournent parfois leur colère contre les immigrés étrangers, ou assaillent la police à coup de pierres.

Dix-huit ans après la fin de l'apartheid, ces manifestations témoignent du dénuement persistant de millions de personnes.

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