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Afrique du Sud : 270 mineurs accusés du meurtre de leurs 34 collègues

30/08/2012 04:54 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

En Afrique du Sud, 270 mineurs de la mine Marikana ont été inculpés pour les meurtres de leurs 34 collègues tués le 16 août dernier par des policiers.

Cette décision, issue d'un tribunal de la banlieue de Pretoria, repose sur une clause du Code pénal qui stipule que toutes les personnes arrêtées sur le site d'une fusillade impliquant la police sont inculpées de meurtre.

Le juge a fixé la prochaine audience au jeudi 6 septembre, le temps de vérifier les adresses des mineurs, une tâche difficile puisque la plupart d'entre eux habitent dans les bidonvilles.

Les policiers se défendent de la fusillade en affirmant avoir agi en légitime défense, mais les journaux locaux ont rapporté des résultats d'autopsies de victimes démontrant qu'elles ont été tuées par des tirs dans le dos.

Le jeune Julius Malema, expulsé en avril de l'ANC, le parti au pouvoir, a qualifié l'audience de jeudi de « folie ». L'ancien président de la Ligue de jeunesse de l'ANC a dénoncé le fait que : « Les policiers qui ont tué ces mineurs ne sont pas en prison, pas un seul d'entre eux », a-t-il lancé.

Malema a attaqué le gouvernement la semaine dernière, appelant les grévistes à la révolution, lors d'une cérémonie en hommage aux victimes de Marikana.

Les 3000 foreurs qui s'étaient mis en grève le 10 août pour réclamer une augmentation importante de leurs salaires ont accepté de se faire représenter par les syndicats. Les pourparlers, sous l'égide du gouvernement, se poursuivaient à Rustenburg entre le groupe minier Lonmin et les syndicats.

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