UQAM : les étudiants en sciences humaines mettent fin à la grève

Publication: Mis à jour:
(Radio-Canada.ca)
(Radio-Canada.ca)

Les étudiants en sciences humaines de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) se sont prononcés mercredi contre la reconduction de la grève, lors d'une assemblée générale extraordinaire.

Le vote a été serré. Ainsi 480 étudiants ont voté contre la reconduction de la grève, 445 pour la poursuite du mouvement alors que 29 autres se sont abstenus.

Les étudiants devront également adopter une proposition pour une date de retour en classe.

Ils s'étaient déjà prononcés la semaine dernière en faveur de la grève jusqu'aux élections, mais une pétition signée par 70 personnes a forcé l'association à tenir une assemblée avant le 4 septembre.

Plus tôt ce midi, une manifestation étudiante a mené à l'arrestation de quatre personnes. Les manifestants sont partis de la place Émilie-Gamelin vers 11 h, où l'attroupement a été déclaré illégal. Ils auraient ensuite occupé un immeuble.

Deux personnes ont aussi reçu des constats d'infraction pour avoir jeté des objets sur la voie publique.

Cours perturbés

Dans la matinée, des manifestants ont fait le tour des classes où se tenaient les cours pour faire respecter les votes de grève. Seuls les cours des facultés ayant voté en faveur de la grève étaient visés.

L'UQAM a déposé des plaintes auprès du SPVM en vue d'identifier les étudiants masqués en vertu de la loi 12 (issue du projet de loi 78, qui assure aux étudiants la tenue des cours en cas de grève).

La direction de l'UQAM a tout de même fait savoir qu'elle ne voulait pas de présence policière dans l'enceinte de l'université, une décision qui a été citée en exemple à plusieurs reprises au cours des derniers jours par des enseignants et des étudiants de l'Université de Montréal (UdeM).

Alors que les grévistes tiennent à ce que les votes de grève soient respectés, certains professeurs déplorent les perturbations. Ils estiment que les étudiants qui veulent faire la grève devraient le faire à l'extérieur et laisser les autres étudiants assister à leurs cours.

Toutefois, le Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAM (SPUQ) appuie la grève et la mobilisation étudiante. Ces derniers ont d'ailleurs approuvé à 65 % jeudi dernier une résolution pour s'abstenir de donner les cours en cas de perturbation.

Au total, 300 cours risquent d'être perturbés mercredi à l'UQAM, soit 20 % de l'enseignement dispensé dans l'établissement.

Un journaliste de CUTV malmené par les policiers

CUTV, la chaîne de télévision étudiante de l'Université Concordia, a dénoncé le mauvais traitement dont aurait été victime un de ses journalistes de la part des policiers.

CUTV affirme que l'un de ses journalistes a été brutalisé mardi par un policier à l'Université de Montréal. Il aurait été pris en souricière au bout d'un corridor et aurait eu un bras coincé dans une porte, ce qui aurait provoqué un bris de matériel, selon CUTV.

La chaîne étudiante soutient que depuis le début du conflit étudiant, ses journalistes et ses caméramans sont systématiquement ciblés par la police et qu'ils ne bénéficient pas du même traitement que les autres médias.

Cours suspendus à l'UdeM

Les cours de six départements à l'Université de Montréal sont suspendus jusqu'à la fin de la semaine.

La levée de cours vise les départements qui sont toujours en grève, dont ceux d'anthropologie, histoire de l'art et études cinématographiques.

Mardi, la rentrée a de nouveau été perturbée à l'Université de Montréal (UdeM), où les policiers ont procédé à 16 arrestations lors de deux interventions controversées. Parmi les personnes arrêtées, 6 ont été relâchées et 10 seront accusées de voies de fait.

Aucune arrestation n'a été faite en lien avec la loi 12.