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Une femme condamnée pour le meurtre d'un enfant ira en maison de transition

29/08/2012 04:25 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

KITCHENER, Ont. - Une femme condamnée pour le meurtre d'un enfant de huit ans, qui a ensuite épousé un autre détenu avec qui elle a eu trois enfants pendant qu'elle purgeait sa peine d'emprisonnement à vie en Ontario, sera transférée dans une maison de transition.

Amina Chaudhary, âgée de 51 ans, a poussé un soupir de soulagement, mercredi, en entendant la décision du comité de la Commission nationale des libérations conditionnelles, à Kitchener, en Ontario.

Chaudhary avait été reconnue coupable en 1982 de meurtre prémédité dans la mort du jeune neveu de son ex-petit ami, un verdict qu'elle conteste encore aujourd'hui. Les procureurs de la Couronne ont plaidé que Chaudhary avait étranglé le petit Rajesh Gupta pour se venger de son ancien conjoint, qui se rendait à l'époque en Inde pour un mariage arrangé avec une autre femme.

Le comité de la Commission nationale des libérations conditionnelles, formé de deux personnes, a accordé mercredi une libération conditionnelle de jour à Chaudhary, lui permettant pour une deuxième fois de réintégrer la société après des décennies passées derrière les barreaux.

En 2005, elle avait déjà été transférée dans un foyer de transition, avant d'obtenir la permission de passer la plupart des nuits sous le toit de son mari, un meurtrier condamné qui était alors en libération conditionnelle complète.

Chaudhary a toutefois été incarcérée une nouvelle fois il y a deux ans, lorsqu'elle a été soupçonnée de tremper dans des affaires louches et des transactions immobilières.

En lui accordant sa libération semi-conditionnelle mercredi, le comité a souligné l'importance pour Chaudhary de demeurer transparente dans ses relations et ses finances personnelles, ajoutant qu'elle devrait continuer à consulter un psychologue.

Chaudhary avait déclaré lors de son audience qu'elle était maintenant mieux préparée à affronter la pression d'une vie hors de la prison. «J'ai pris des décisions pendant que j'étais en libération conditionnelle qui m'ont ramenées en prison», a-t-elle reconnu devant les membres de la Commission.

Elle a affirmé avoir fait des efforts depuis pour mieux comprendre ses problèmes et déterminer ce qui l'avait poussée à commettre des erreurs, de sorte qu'elle pourrait éviter à l'avenir les mêmes pièges.

«Je dois être ouverte et honnête», a reconnu Chaudhary.

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