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Tunisie: RSF dénonce la "mainmise" du gouvernement sur les médias publics

29/08/2012 07:15 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mercredi dans un communiqué la "mainmise" des autorités tunisiennes sur les médias publics, après une rencontre avec des responsables du gouvernement.

L'ONG a exprimé au secrétaire d'Etat chargé de l'information, Ridha Kazdaghli, et à des conseillers du Premier ministre Hamadi Jebali "son mécontentement et son incompréhension face à la poursuite des nominations arbitraires à la tête des médias publics".

"La représentante de l'organisation à Tunis a vigoureusement dénoncé la mainmise des autorités tunisiennes sur les médias publics et le manque de transparence dans le processus de nomination de ses responsables", poursuit RSF.

Le gouvernement, dominé par les islamistes d'Ennahda, est vivement critiqué pour avoir nommé, sans consultation des rédactions et des organisations professionnelles, des nouvelles directions à la tête de télévisions, radios et journaux publics depuis le début de l'année.

Les autorités sont ainsi accusées de chercher à contrôler les lignes éditoriales de ces médias.

Le pouvoir affirme pour sa part vouloir assainir le secteur des responsables de presse qui travaillaient pour le régime du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, à l'instar du cas Sami Fehri, patron d'une chaîne de télévision qui doit être placé en détention provisoire dans une affaire de corruption.

Or la société civile note que les déboires judiciaires de ce dernier coïncident avec l'arrêt d'une émission de satire politique sur sa chaîne après des "pressions" du pouvoir, selon M. Fehri et le Syndicat national des journalistes tunisiens.

alf/vl

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