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Tunisie: le gouvernement n'a pas tranché la question de la peine de mort

29/08/2012 10:16 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Le gouvernement tunisien n'a pas encore décidé si la peine de mort allait être abolie ou maintenue, a indiqué mercredi le ministre des Droits de l'Homme, Samir Dilou, précisant que des "consultations" étaient en cours.

"Il y a des consultations avec ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Et si une majorité est pour le maintien, elle sera maintenue", a déclaré à la radio Shems FM le ministre, qui est aussi porte-parole du gouvernement.

Le code pénal tunisien prévoit la peine capitale pour une vingtaine de crimes. Dans la pratique, si des peines de mort sont prononcées par la justice, aucune exécution n'a eu lieu depuis 1991.

A l'occasion du premier anniversaire de la révolution qui a renversé en janvier 2011 le président Zine el-Abidine Ben Ali, le chef de l'Etat Moncef Marzouki a commué en peine de prison à perpétuité les condamnations à mort de 122 détenus.

Les organisations tunisiennes de défense des droits de l'Homme réclament l'abolition de la peine capitale, tandis que le parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement, reste très vague sur le sujet.

alf/hj

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