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Syrie: déclarations d'Assad depuis le début de la révolte

29/08/2012 11:46 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Rappel des principales déclarations, depuis le début de la révolte à la mi-mars 2011 en Syrie, du président Bachar al-Assad, qui s'est montré résolu mercredi à gagner la guerre face à la rébellion.

--2011--

- 30 mars: 1ère intervention publique d'Assad, qui impute la responsabilité des protestations à des "conspirateurs". Le 17 avril, il annonce des mesures dont la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963.

- 20 juin: Assad promet des réformes susceptibles de mettre fin à l'hégémonie de son parti tout en se disant déterminé à faire cesser le "chaos", dans un discours à l'Université de Damas.

- 21 août: Il affirme que les appels occidentaux réclamant son départ sont "sans valeur" (interview TV).

- 30 oct: Assad prévient que toute action occidentale provoquerait un "tremblement de terre" qui enflammerait la région (journal britannique The Sunday Telegraph).

- 20 nov: Le président se dit prêt à combattre et à mourir en cas d'intervention étrangère. "Mon rôle de président est dans l'action, pas dans des discours ou du chagrin" (hebdomadaire britannique The Sunday Times).

- 7 déc: Assad nie avoir donné l'ordre de tuer des manifestants. "On ne tue pas sa population... aucun gouvernement dans le monde ne tue son propre peuple, à moins d'être mené par un fou" (chaîne de télévision américaine ABC News).

--2012--

- 10 jan: Assad estime que la Syrie fait l'objet d'un "complot étranger" et promet d'y répondre, dans un discours télévisé d'une heure quarante-cinq. Le lendemain, il affirme que son pays triomphera "sans aucun doute du complot" devant des dizaines de milliers de personnes l'acclamant à Damas (images TV).

- 3 juin: Il affirme sa détermination à en finir avec la révolte, soulignant que son pays fait face à un "plan de destruction" et à une "guerre menée de l'étranger", dans un discours télévisé devant le nouveau Parlement. Il qualifie de "monstres" les auteurs du massacre de Houla (108 morts, le 25 mai) et rend un hommage appuyé à l'armée.

- 26 juin: "Nous vivons une véritable situation de guerre. (...) toutes nos politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans cette guerre", dit-il lors de la 1ère réunion du nouveau gouvernement.

- 8 juil: Assad accuse les Etats-Unis de soutenir les "bandes" rebelles pour "déstabiliser" la Syrie (TV publique allemande ARD). Interrogé sur les milliers de morts parmi les civils, il répond: "Si vous voulez savoir qui les a tués, vous devez savoir d'abord qui a été tué. Ces victimes dont vous parlez, la majorité d'entre elles sont des partisans du gouvernement".

- 7 août: "Le peuple syrien et son gouvernement sont déterminés à purger le pays des terroristes et à combattre le terrorisme sans répit". Le 26, il réaffirme que son régime vaincra "à n'importe quel prix" le "complot étranger" dirigé contre son pays (agence officielle Sana).

- 29 août: "Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps" (interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia).

Raillant les défections, il déclare: "Finalement, cette opération (de défection) est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage de l'Etat premièrement et de la nation en général".

acm/bc/hj

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