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Somalie: la communauté internationale demande une élection rapide du président

29/08/2012 05:30 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

La communauté internationale a appelé mercredi le nouveau président du Parlement somalien élu la veille à accélérer le vote par son Assemblée d'un nouveau chef d'Etat pour ce pays livré à la guerre civile depuis 21 ans.

L'élection mardi de Mohamed Osman Jawari pour présider la nouvelle Assemblée somalienne "est un moment de progrès et d'optimisme", mais il faut maintenant que l'élection du nouveau président de la République se tienne "dans les dix jours", a déclaré dans un communiqué Augustine Mahiga, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie.

La Somalie devrait être dotée de nouvelles institutions depuis le 20 août dernier, en vertu d'un calendrier défendu avec insistance par la communauté internationale, mais retardé par des divergences entre clans somaliens sur le partage du pouvoir.

L'ambassadeur américain en Somalie James Swan a salué "l'élection historique" de M. Jawari, un ancien ministre du Travail du président Siad Barre, dont l'éviction du pouvoir en 1991 a déclenché la guerre civile en Somalie. "Nous appelons le président du Parlement M. Jawari a organiser sans tarder l'élection du prochain président", a ajouté l'ambassadeur américain.

Enfin le représentant spécial de l'Union européenne pour la Corne de l'Afrique, Alex Rondos, a vu dans l'élection de M. Jawari "un nouveau pas en avant positif" vers une stabilisation en Somalie. Il a également demandé qu'un calendrier soit rapidement arrêté en vue de l'élection du président.

Le président sortant Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, élu en 2009 après avoir rallié les institutions de transition qu'il combattait auparavant à la tête d'une rébellion islamique, est l'un des favoris du prochain scrutin présidentiel.

Ses plus sérieux adversaires semblent son Premier ministre, Abdiweli Mohamed Ali, et le président du Parlement sortant, Sharif Hassan Sheikh Adan.

Les nouvelles autorités doivent se substituer aux institutions de transition en place depuis 2004, qui n'ont jamais réussi à imposer leur autorité au-delà de quelques quartiers centraux de Mogadiscio.

La sécurité s'est cependant nettement améliorée à Mogadiscio depuis que les shebab en ont été chassés par une force de l'Union africaine en août 2011, avant de perdre la plupart de leurs bastions du sud et du centre devant une offensive menée par des soldats éthiopiens et kényans.

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