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Scandale sexuel dans une cellule: «manque de professionnalisme» à la GRC

29/08/2012 08:08 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Il s'agit d'un courriel d'une agente de la Gendarmerie royale du Canada qui a déclenché l'enquête sur un scandale sexuel survenu dans un détachement de la GRC à Kamloops, en Colombie-Britannique, courriel qui avait par ailleurs été remis en question par son supérieur, lequel fait désormais l'objet d'accusation d'abus de confiance dans cette affaire.

Dans un rapport dévoilé mercredi par la Commission des plaintes du public contre la GRC, le commissaire Ian McPhail détaille l'incident d'août 2010, survenu dans une cellule d'un détachement du corps policier à Kamloops, relevant que l'agente a entendu un collègue parler d'une activité sexuelle explicite impliquant deux détenues.

L'agente était en congé pour quatre jours, lors desquels il semble que l'incident ait continué à être discuté au sein du personnel, mais sans plus. Une fois de retour au travail, constatant que d'autres employés parlaient toujours de l'affaire, l'agente a écrit un courriel à son supérieur pour lui faire part de son inquiétude, suggérant du même souffle d'approfondir ce dossier.

Le rapport de M. McPhail, président intérimaire de la commission, a noté que les deux femmes de la cellule étaient «visiblement intoxiquées», et que l'une d'entre elles avait confié aux autorités être séropositive.

Lors d'une conversation téléphonique plus tard en journée, le superviseur — le caporal Kenneth Brown —, a «demandé à l'agente Butler si elle blaguait, expliquant qu'il avait été impliqué et qu'il y aurait sans doute une enquête interne».

L'enquête, menée par un membre du détachement de Kamloops de la GRC, a conduit à des accusations d'abus de confiance contre le caporal Brown, deux autres agents et un gardien civil.

La commission conclut que l'enquête a été approfondie et s'est déroulée dans les temps requis, mais le rapport remet en question la décision de gérer cette enquête à l'interne.

Le rapport souligne aussi qu'il est évident que tous les agents étaient présents dans la salle de garde pendant les dix minutes qu'a durée l'activité sexuelle entre les deux détenues. Le voyeurisme des agents démontre un manque de professionnalisme et de respect, poursuit-on dans le rapport. Le caporal Brown a particulièrement été visé, se faisant reprocher un manque flagrant de leadership de circonstance dans cette affaire.

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