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L'Irak exécute cinq condamnés à mort, 26 en trois jours

29/08/2012 06:18 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Cinq personnes, dont un Syrien, ont été exécutées mercredi en Irak, a rapporté le porte-parole du ministère de la Justice, deux jours après la mise à mort de 21 autres condamnés.

Depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP se basant sur les communiqués officiels, au moins 96 personnes ont été exécutées en Irak, malgré l'appel du Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, à un moratoire sur cette pratique, en raison des inquiétudes quant à la transparence des procédures judiciaires.

"Cinq personnes ont été exécutées après avoir été condamnées pour des crimes terroristes", a déclaré Haidar al-Saadi, précisant que figurait parmi elles un Syrien.

M. Saadi avait fait état mardi de l'exécution lundi de 21 personnes, dont trois femmes, pour "activités terroristes".

L'ONG Amnesty International s'était également "alarmée" en juin de l'augmentation du nombre d'exécutions en Irak, et avait appelé les autorités à commuer les condamnations à mort en peines de prison ou à déclarer un moratoire.

Selon la Constitution irakienne, il revient au Conseil présidentiel, formé du chef de l'Etat Jalal Talabani et des deux vice-présidents Tarek al-Hachémi et Khodeir al-Khouzaï, de ratifier les condamnations à mort, ouvrant ainsi la voie aux exécutions par pendaison.

M. Talabani (kurde) s'est déclaré depuis longtemps hostile à la peine de mort et Tarek al-Hachémi (sunnite) est réfugié dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord du pays, à la suite d'un mandat d'arrêt délivré contre lui. Il est accusé d'avoir soutenu et financé des actions terroristes menées par ses gardes du corps, ce qu'il dément.

La signature d'un seul membre du Conseil présidentiel est suffisante pour l'exécution des condamnations.

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