NOUVELLES

Les Canadiens sont plus optimistes que l'an dernier face à la sécurité d'emploi

29/08/2012 09:14 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Malgré l'incertitude qui perdure sur le plan économique, les Canadiens se montrent plus optimistes qu'à la même époque l'année dernière en ce qui a trait aux projets d'embauche et aux perspectives de croissance de leur entreprise et plusieurs d'entre eux s'attendent à une hausse de salaire, selon le Sondage annuel BMO de la fête du Travail.

Selon les conclusions de l'étude de la Banque de Montréal (TSX:BMO), 41 pour cent des Canadiens estiment que leur entreprise est en croissance, et s'attendent à ce qu'elle embauche cette année. Près des deux tiers des répondants, soit 64 pour cent, se disent à l'aise quant à leur sécurité d'emploi. Ces deux indices affichent une hausse de 13 points de pourcentage par rapport au nombre d'employés ayant exprimé de la confiance à la même période l'an dernier.

Et 39 pour cent, ou quatre sur dix, s'attendent à obtenir une hausse de salaire ou une promotion cette année, soit 11 points de pourcentage de plus qu'en 2011.

Ces résultats surviennent alors que l'incertitude économique persiste, de même qu'un taux de chômage élevé et un rapport décevant faisant état de pertes d'emploi en juillet.

L'économie canadienne a retranché 30 400 emplois le mois dernier, ce qui a haussé le taux de chômage d'un dixième de point, à 7,3 pour cent. Il s'agissait d'un premier revers important depuis près d'un an, qui avait été marqué jusqu'à présent par un marché de l'emploi plutôt positif.

Et l'économie a crû à un taux frisant les deux pour cent depuis l'automne dernier.

Le marché de l'emploi canadien affiche toutefois une meilleure mine que ceux des États-Unis et de l'Europe, avec un taux de chômage d'un point de pourcentage plus bas qu'aux États-Unis et de quatre points de pourcentage en-deçà des chiffres de la zone euro, a expliqué l'économiste principal à la direction des études économiques de la BMO, Sal Guatieri.

«La sécurité d'emploi des Canadiens est plutôt bonne, grâce à notre taux de chômage de 7,3 pour cent, sous les tendances historiques», a-t-il indiqué.

«Les Canadiens doivent s'attendre à une hausse des salaires légèrement plus rapide que celle de l'inflation, ce qui viendra appuyer le pouvoir d'achat des ménages. Les gains les plus importants se feront en Alberta et en Saskatchewan», a poursuivi M. Guatieri.

Par ailleurs, 22 pour cent des personnes interrogées ont indiqué s'attendre à ce que leur employeur réduise la taille de la compagnie et procède à des mises à pied, tandis que 24 pour cent d'entre eux ont exprimé de l'inquiétude par rapport à leur sécurité d'emploi.

À l'opposé, une personne sur cinq (22 pour cent) a exprimé le sentiment d'occuper un poste «qui ne va nulle part», et indiqué que l'entreprise pour laquelle elle travaille n'est pas en mesure d'offrir une promotion, une hausse de salaire ou une prime de fin d'année. Ce résultat demeure relativement inchangé par rapport à 2011.

Les Canadiens qui résident dans les provinces des Prairies (Saskatchewan et Manitoba) sont les plus confiants (81 pour cent), tandis que les travailleurs du Québec sont les plus inquiets (29 pour cent).

PLUS:pc